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Quotidien des Usines

Malgré de lourdes pertes, le groupe Gascogne investit à Dax

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Le papetier vient d’inaugurer une nouvelle machine sur son site landais d’une valeur de 11 millions d'euros. Le groupe affiche un résultat déficitaire de 91,3 millions d’euros.

Malgré de lourdes pertes, le groupe Gascogne investit à Dax © D.R.

Le 29 avril, quelques heures seulement à peine après l’inauguration à Dax (Landes) de sa nouvelle machine dans l’usine de sa branche Laminates, le groupe Gascogne publiait des résultats 2012 lourdement déficitaires : 91,3 millions d'euros de pertes pour un chiffre d’affaires de 419,7 millions d'euros. 72,8 millions sont liés à des dépréciations d’actifs, en particulier dans la branche bois, victime d’une conjoncture difficile.

Le site landais, qui emploie 280 personnes, fabrique des éléments d’emballage complexes mêlant plusieurs matériaux (papier, aluminium, plastique, silicone, etc.) pour les secteurs de l’agro-alimentaire, du médical, voire de l’aéronautique.

La nouvelle machine, longue de 90 mètres et large de 6 mètres, permet d’enduire des films de papier ou de plastique d’une fine pellicule de silicone anti-adhésive à haute vitesse (800 mètres de film à la minute, au lieu de 300 aujourd’hui), avec une précision de l’ordre du micron.

Il y a un peu moins d’un an, à l’occasion de l’assemblée générale en juin, le PDG du groupe Gascogne (2 200 salariés), Frédéric Doulcet, avait fait part de son souhait de vendre Laminates pour désendetter le groupe. Une idée vivement critiquée par des cadres du groupe et les syndicats, qui l’ont amené à renoncer.

Les banquiers s’inquiètent de la situation financière du groupe, qui a évité le dépôt de bilan l’été dernier, en rééchelonnant ses crédits en accord avec le tribunal de commerce de Dax jusqu'au 30 mars 2014. N’ayant pas respecté les échéances, fin 2012, un accord avait été conclu avec les banques prévoyant le gel de tranches mensuelles de remboursement jusqu’au 30 avril 2012.

Pour pérenniser l’avenir du groupe, une recapitalisation pourrait être une bonne solution, mais, seul, l’actionnaire principal Electricité et Eaux de Madagascar (EEM) n’en a pas forcément les moyens.

Nicolas César

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