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L'Usine Santé

Majorelle améliore des médicaments délaissés

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Made in France

Majorelle améliore des médicaments délaissés © D.R.

Son but n’est pas de découvrir de nouveaux médicaments, mais d’améliorer des formules existantes. Depuis sa création en 2012, Majorelle identifie des molécules sous-exploitées dont le brevet a expiré et les redéveloppe pour les amener jusqu’au marché. Objectif : faciliter leur prise et les proposer à petit prix.

Née du rapprochement de laboratoires spécialisés dans la gynécologie et l’urologie (Codépharma, Akontis et Duo-Ge), l’entreprise s’est fait un nom dans le domaine de la contraception. En trois ans, elle dit être devenue leader de la pilule contraceptive en France et traiter un million de femmes par mois, avec notamment une gamme de pilules en schéma continu. Elle a frappé fort en sortant, en juin 2015, Vitaros, la première crème alternative au Viagra, produisant moins d’effets secondaires.

Avec 400 000 unidoses, Majorelle affirme être passé devant la célèbre pilule bleue de Pfizer sur prescription en pharmacie. "Avec la perte de brevet et l’arrivée des génériques, les produits “matures” sont pour la plupart délaissés par l’industrie pharmaceutique et perdent l’intérêt du corps médical faute d’investissement, observe Guillaume El Glaoui, le PDG trentenaire de l’entreprise familiale, ancien consultant en fusions-acquisitions chez Deloitte. Notre ambition est de continuer à travailler ces molécules, afin de faire consommer moins de médicaments, mais mieux."

Grâce à des accords avec des laboratoires étrangers, Majorelle dispose d’un portefeuille de quinze produits, certains vendus librement en pharmacie. L’entreprise, qui emploie 65 salariés, ne produit pas, mais travaille avec des sous-traitants français et européens. Elle compte doubler d’ici à trois ans son chiffre d’affaires de 26 millions d’euros en 2015, en croissance de 100%, sur un marché pharmaceutique morose en France. 

L’innovation

 

Majorelle exploite et valorise les molécules dont le brevet a expiré, en particulier dans l’urologie et la gynécologie. Son savoir-faire est de reprendre le développement de traitements afin de les rendre plus faciles à prendre, donc mieux suivis par les patients. À des prix compétitifs car les molécules ne sont plus protégées.

L’opportunité

 

Plus de 3 000 substances actives sont commercialisées en France, mais ne sont pas exploitées au maximum de leur potentiel. Leur taux de succès thérapeutique peut encore être amélioré, assure Majorelle.

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