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L'Usine Agro

Maître Coq répond lapidairement aux accusations de L214 sur son élevage intensif

Simon Chodorge ,

Publié le , mis à jour le 21/06/2018 À 11H13

Vidéo [ACTUALISÉ] Maître Coq répond aux accusations de L214. L'association de défense des animaux a publié une vidéo dénonçant les conditions de vie des animaux dans un élevage de poulet de la marque. Maître Coq a réagi en diligentant une enquête dans le site vendéen mis en cause. Le 15 juin, l'entreprise avait d'abord fait part de conclusions un peu expéditives. Le 18 juin, elle précise sa réponse sur les antibiotiques.

Maître Coq répond lapidairement aux accusations de L214 sur son élevage intensif
L'élevage de poulet de Maître Coq des Renaudières à Saint-Fulgent (Vendée).
© L214 - Éthique & animaux / CC BY 3.0

Le 12 juin, L214 a publié une nouvelle enquête sur l’élevage de poulet de Maître Coq des Renaudières à Saint-Fulgent (Vendée). Célèbre pour ses vidéos choquantes sur les coulisses de l’industrie agroalimentaire, l’association de défense des animaux met au jour les conditions d’élevage des poulets : animaux blessés, cadavres laissés au sol, litières sales…

Le jour même de la publication de cette vidéo, Maître Coq a réagi dans un communiqué posté sur Facebook : “Nous ne pouvons que regretter de voir ces images qui ne correspondent pas aux pratiques de nos éleveurs et aux exigences que nous nous sommes fixées en matière de bien-être et santé animale.” La marque annonçait également diligenter une enquête sur le lieu concerné et elle promettait des résultats sous trois jours.

Que révèlent exactement ces images ? Dans un rapport de 20 pages disponible en ligne, L214 dénonce plusieurs infractions de la marque de l'entreprise Arrivé, filiale du groupe LDC : “Le bâtiment se compose d’un espace unique de 1500 m² dans lequel évoluent plus de 30 000 poulets, ce qui rend impossible tout soin et suivi individuel, par l’éleveur, des oiseaux malades ou blessés. Cela constitue une infraction majeure aux réglementations en vigueur.”

L214 accuse une communication fallacieuse de Maître Coq

L’association pointe une autre infraction dans son document : “les élevages de poulets de chair doivent être inspectés au moins 2 fois par jour, et les cadavres retirés lors de ces inspections envoyés à l’équarrissage sous 48 h au plus tard”, rappelle-t-elle. Or, à “chacune des deux dates de tournage, nous avons observé des cadavres au milieu des poulets vivants, présents de toute évidence depuis plusieurs jours”, ajoute L214.

L214 met par ailleurs en évidence les contradictions entre les techniques d’élevage qu'elle a observées et le discours de marque véhiculé sur le site internet de Maître Coq : les poulets seraient nourris d’antibiotiques de manière préventive tandis que Maître Coq indique que ce n’est le cas “qu’en dernier recours”. L'entreprise a également démenti ce point auprès de L'Usine Nouvelle (voir en fin d'article).

L’élevage en question servirait de lieu de formation pour des étudiants en BTS “productions animales”. Un comble aux yeux de l’association, qui a décidé de porter plainte auprès du Jury de déontologie publicitaire “pour la communication fallacieuse de la marque autour du bien-être animal et de l’usage des antibiotiques.”

Maître Coq relève “l’absence de défaut majeur”...

Trois jours plus tard, le 15 juin, la porte-parole de Maître Coq confie à L’Usine Nouvelle les premières conclusions : “Les inspections des autorités confirment l’absence de défaut majeur sur l’élevage concerné. Elles recommandent une meilleure gestion de la litière sur cet élevage pour plus de confort des poulets. Cette situation conforte l’entreprise dans la poursuite de ses efforts avec les partenaires éleveurs, de sa démarche éthique et de la mise en oeuvre de ses exigences pour la santé et le bien-être animal.”

Une réponse qui peut sembler expéditive face aux accusations portées dans le rapport de L214. D’autant plus que l’entreprise qualifiait elle-même les images de “choquantes” et “inacceptables”. À ce jour, elle ne précise pas les suites données à ces révélations si ce n’est pour mettre en valeur “une démarche de progrès” et des audits menés par des organismes indépendants dans les élevages.

... Puis précise sa réponse sur la question des antibiotiques

Le 18 juin, après parution de notre article, l'entreprise précise ses conclusions sur l'usage des antibiotiques : “Conformément à la réglementation, l’entreprise confirme par ailleurs que les éleveurs n’ont recours aux traitement antibiotiques que sur prescription de vétérinaires indépendants et ce, uniquement à la suite d’un diagnostic montrant que des animaux sont malades et afin de rétablir leur santé et leur bien-être. Les délais de retrait des antibiotiques garantissent l’absence de résidu dans les viandes.”

Maître Coq dément aussi les conclusions de L214 sur l'alimentation systématique des poulets en antibiotiques : “Les antiparasitaires qui sont présentés dans la vidéo ne sont pas classés comme des médicaments vétérinaires. Ce sont des antiparasitaires qui sont distribués régulièrement dans l’alimentation afin de prévenir des parasites intestinaux dommageables pour la santé et le bien-être des animaux.” 

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1 commentaire

Nom profil

20/09/2018 - 20h27 -

Aucun respect de la vie animal, sous toutes ses formes. J'ai eu l'occasion dans ma carrière de contrôler les camions transportant ces malheureux poulets vers les abattoirs. Ces animaux sont entassés dans de petites cagettes, sans pouvoir bouger. C'est l’horreur!... Un jour j'ai retrouvé un petit poulet entre les essieux. Il ne pouvait même pas se tenir debout. PITOYABLE... Honte à vous et votre bienveillante publicité.
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