Maïsadour vise Les Volailles du Périgord

Le 10 janvier dernier, le tribunal de commerce de Périgueux prononçait la mise en liquidation judiciaire avec une poursuite d’activité de la société Volailles du Périgord, basée à Terrasson en Dordogne.

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Maïsadour vise Les Volailles du Périgord

Le 12 janvier, les repreneurs potentiels s’étaient déjà fait connaitre : parmi eux, le groupe Maïsadour et LDC. Mais ce dernier a retiré son offre. Le tribunal de commerce doit se prononcer sur l’offre de reprise dans les prochains jours. Maïsadour, désormais seul en course, devrait donc être désigné...
Le groupe agroalimentaire souhaite, avec la reprise de l’abattoir de Terrasson, finaliser un projet d’envergure sur tout le Sud-ouest. Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour, répond aux questions de « L’Usine Nouvelle » concernant son offre de reprise.

L’Usine Nouvelle - Pour quelles raisons souhaitez-vous reprendre Les Volailles du Périgord ?
Thierry Blandinières - Notre stratégie remonte à bien plus longtemps, notamment à 2009, lorsque nous avons racheté les 60 % de parts du capital des Fermiers Landais au groupe Arrivé, en faisant valoir notre droit de préemption, puisque nous détenions 40 % de la société.
Nous avions pour objectif de réaliser un projet plus global dans le Sud-ouest : un pôle dans le Gers, avec les Fermiers du Gers. Un pôle dans les Landes, avec Les Fermiers Landais.
Nous souhaitons faire la même chose dans le Périgord. D’ailleurs, l’entité juridique « Les Fermiers du Périgord » existe déjà, et le siège social est basé à Sarlat (Dordogne). Notre volonté est d’autant plus vraie que nous avons également lancé des processus de regroupement avec des coopératives d’éleveurs, ce qui donne une vraie synergie au projet. Donc lorsque le dossier Gaye (propriétaire de Volailles du Périgord) s’est présenté, il était logique que l’on se positionne dessus. Ce n’est donc pas opportuniste de notre part, c’est stratégique : reprendre les Volailles du Périgord pourront nous amener à produire autant que ce que fait Loué, notre concurrent. Cette stratégie a aussi été l’une des raisons du retrait des autres repreneurs potentiels. Lundi, nous devrions être fixés.

Qu’implique votre reprise des Volailles du Périgord pour les salariés en poste ?
Sur les 206 salariés travaillant actuellement sur l’abattoir des Volailles du Périgord, nous n’en garderont que 161. Il faut noter que le projet leur a été présenté, et ils l’ont accepté. Nous allons donc financer une cellule de reclassement pour les 44 salariés restants.
Mais, comme nous avons d’autres projets, nous pouvons leur proposer plusieurs solutions. Par exemple, nous allons avoir des postes à Sarlat puisque notre filiale Delpeyrat est basée là-bas. Il y a déjà 20 personnes qui y travaillent mais nous aimerions monter l’effectif à 60 en 2012.
Nous avons aussi un projet avec une coopérative du Lot-et-Garonne, Terres du Sud, qui possède un abattoir de canard à Périgueux. Nous avons à offrir au total une cinquantaine de poste, mais à condition de mobilité. Et cette mobilité se limite à la Dordogne, à une trentaine de kilomètre tout au plus.

Quel est votre projet pour le site des Volailles du Périgord ?
L’abattoir doit être remis aux normes, c’est évident. Cela représente un investissement de 6 millions d’euros. Ce n’est pas rien ! Là où le bât blesse, c’est que le site est construit sur une zone inondable, et d’ailleurs, ils ont régulièrement les pieds dans l’eau. De fait, nous réfléchissons à la possibilité de faire construire un abattoir neuf. Nous avons déjà contacté la mairie mais le projet reste à finaliser à Terrasson. Nous voulons rester sur la commune, qui a l’avantage d’être située près de deux autoroutes. Ce qui nous facilitera l’aspect logistique.
Au-delà de cet aspect « construction », nous avons aussi un projet plus global pour notre production périgourdine : nous voulons développer une IGP (Indication géographique protégée). Ce label nous permettrait de mieux valoriser les produits de la région, de renforcer le lien des produits au terroir, d’autant plus que le Périgord est souvent synonyme de qualité, alors pourquoi ne pas officialiser ceci dans un label ?

Propos recueillis par Amandine Ascensio

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