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L'Usine Agro

Maisadour veut relancer Comtesse du Barry

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Le fabricant-distributeur de Gimont (Gers), Comtesse du Barry, déploie une nouvelle stratégie, avec une gamme plus sophistiquée, espérant renouer d'ici à deux ans avec la croissance et les bénéfices.

Maisadour veut relancer Comtesse du Barry © La Comtesse du Barry

Trois ans après son rachat par le groupe MVVH (réunissant les coopératives Maïsadour, Vivadour et Val de Sèvre), la société Comtesse du Barry peine à retrouver le chemin de la croissance. Et ce malgré les ambitions affichées en 2011, de Thierry Blandinières, le PDG de MVVH d’alors, qui prévoyait 10 % de croissance et des ouvertures de magasins en Europe et en Chine. Pire, ses ventes ont même baissé depuis et les comptes sont tombés dans le rouge. De 30 millions d’euros à l’époque, le chiffre d’affaires a reculé à 25 millions d’euros l’an dernier. Sous l’impulsion d’un nouveau directeur venu de L’Atelier des Chefs et de la Maison du whisky, l’enseigne, qui compte 60 magasins, entend repartir de l’avant et affiche de nouvelles ambitions. "Nous n’avions pas assez réfléchi au positionnement de Comtesse du Barry et à son offre produits", explique Jérôme Fourest, 35 ans, le directeur arrivé en novembre 2013, en remplacement de Luc Bramel, issu de la famille fondatrice.

Repositionnement de la marque

Le fabricant-distributeur veut aujourd’hui être une "marque solution au positionnement luxe accessible", avec une nouvelle stratégie. "Nous souhaitons parler à une cible hédoniste, développer une offre plus sophistiquée, autour de quatre valeurs fortes : le terroir, la gastronomie, le sud-ouest et l’aristocratie", détaille Jérôme Fourest, qui lorgne vers les concepts de Nespresso ou de Ladurée. Dans ce cadre, l’enseigne n’entend plus proposer que les produits qu’elle fabrique réellement. Pour cela, elle va s’appuyer sur l’outil industriel de Delpeyrat, autre filiale de MVVH, afin d’offrir d’avantages de références en charcuteries, saumons, plats cuisinés mais aussi rillettes et taramas. "Nous allons profiter de la force de frappe de MVVH pour proposer de nouvelles références. Notre gamme s’établira à 800 références contre 450 aujourd’hui", se félicite Jérôme Fourest, qui précise que toutes sont développées dans le fief de Comtesse du Barry, à Gimont (Gers), sous la houlette du chef Philippe Kratz. Mais exit donc les vins ou autres Champagne qui étaient étiquetés jusqu’à présent "Comtesse du Barry".

Pour les produits qu’elle ne fabrique pas, la marque va faire appel à des noms célèbres. Elle devrait mettre ainsi en rayons des confitures Alain Milliat, des chocolats Michel Cluizel ou encore des boites de sardines La Belle-Illoise.

Le premier magasin à bénéficier de ce nouveau positionnement sera la boutique de Lille, dont l’ouverture est prévue en octobre. "L’agencement qui rappellera une cuisine (Ndlr : celle de La Comtesse) se veut beaucoup plus accueillant. Nous voulons passer de magasins de destination à des magasins univers invitant à la découverte."

Jérôme Fourest, reste discret pour l’heure sur le nombre de nouveaux magasins qui devrait voir le jour dans les prochains mois. Il espère que le nouveau concept intéressera des indépendants à rejoindre la marque en franchise. Il prévoit un doublement du chiffre d'affaires d'ici à cinq ans et un retour à l'équilibre d'ici à deux ans.

Adrien Cahuzac

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