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L'Usine Energie

Mais où s’arrêtera le démantèlement de General Electric?

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Le recentrage industriel de General Electric sur l’aviation, l’énergie et les renouvelables n’est même pas encore effectif que son nouveau patron veut scinder sa division énergie en deux. Pour plaire aux actionnaires ou pour mieux en vendre une partie ?

Mais où s’arrêtera le démantèlement de General Electric?
GE a annoncé une perte de 22,8 milliards de dollars au troisième trimestre et la scission de sa division énergie.

Une perte historique de 22,8 milliards de dollars. C’est ce que General Electric a annoncé lors de la présentation de ses résultats du troisième trimestre 2018. En cause, "une charge hors trésorerie de 22 milliards de dollars, avant impôts, au titre de la dépréciation de l'écart d'acquisition de GE Power", indique le communiqué de l’entreprise. En clair, GE vient de déprécier lourdement l’acquisition des activités énergie d’Alstom qu’il avait acheté 12 milliards d’euros en 2014.

C’est le premier acte fort du nouveau patron de General Electric, Lawrence Culp, nommé le 1er octobre après l’éviction de John Flannery, arrivé quatorze mois plus tôt. La recette de ce dernier pour redorer les comptes de l’ancien fleuron industriel américain n’avait semble-t-il pas suffi aux actionnaires, malgré la scission de la division santé, la revente des l’activités pétrole et gaz et financement pour opérer un recentrage industriel de GE sur les divisions aviation, énergie et renouvelables, qu'il avait lancés.

Les turbines à gaz sanctuarisées ?

Larry Culp a annoncé son intention de scinder la division énergie (Power) en deux unités. Une activité gaz unifiée regroupera les groupes de produits et services gaziers de GE. L’autre unité rassemblera le portefeuille des autres actifs de GE Power, soit la vapeur, les réseaux, le nucléaire et la conversion. La société a également l'intention de modifier la structure du siège social de Power.

Une décision qui apparaît comme plus financière qu’industrielle si l’on en croit la justification du nouveau PDG. "Mes priorités au cours de mes 100 premiers jours sont de positionner nos activités pour gagner, à commencer par Power, et d'accélérer le désendettement. Nous agissons rapidement pour améliorer notre situation financière, en commençant par les mesures annoncées aujourd'hui. J'ai hâte de vous tenir au courant de nos progrès au début de 2019", explique-t-il dans un communiqué.

Pour les sites français de GE, et notamment le site historique de Belfort qui produit des turbines à gaz, le risque de voir déplacer la production aux Etats-Unis s’amplifie. Pour les sites de l’autre unité, qui ne sont pas tous hérités d’Alstom, un nouveau changement de propriétaire n’est peut-être pas à exclure.

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