Quotidien des Usines

Mahle Behr France acte 159 départs à Rouffach

, , ,

Publié le

Suite à un accord sur le maintien de l'emploi signé en juillet 2013, 159 des 1 000 salariés de l'équipementier Mahle Behr France de Rouffach (Haut-Rhin) ont refusé les nouvelles conditions de travail. Ils seront licenciés.

Mahle Behr France acte 159 départs à Rouffach
Moteur.
© Mahle

Après plusieurs semaines de stand-by, le comité d'entreprise de l'équipementier automobile Mahle Behr France de Rouffach (Haut-Rhin) a donné le 17 décembre son avis sur le projet de licenciement de 159 salariés qui avaient refusé les conditions d'un accord de maintien de l'emploi signé fin juillet 2013.

Cet avis (4 voix pour, 3 voix contre) va permettre à la procédure de se poursuivre. "La tension va descendre d'un cran en cette fin d'année, car les salariés n'attendaient plus que ça", observe Denis Pieczynski, délégué syndical UNSA.

Conclu dans le but d'éviter un plan social qui aurait pu concerner une centaine de postes, l'accord de maintien de l'emploi de Mahle Behr France prévoit un gel des salaires et une réduction de 15 à 10 du nombre de jours de RTT. Les salariés qui ont refusé la modification de leur contrat de travail percevront une indemnité de licenciement.

L'accord prévoit également un montant total de 15,8 millions d'euros d'investissements sur la période 2013-2015.

31 % des salariés seront remplacés

Le nombre plus élevé que prévu de départs va obliger l'entreprise à recruter. "On peut constater grosso modo que 31 % des salariés seront remplacés par des CDI", affirme Denis Pieczynski. En plus de recrutements extérieurs, des postes seront proposés aux 270 salariés de l'usine Mahle Pistons d'Ingersheim (Haut-Rhin), pour laquelle un projet de fermeture a été annoncé en juin 2013. Selon le délégué syndical UNSA, la direction du site prévoit également de faire appel à une quarantaine d'intérimaires.

L'usine Mahle Behr France de Rouffach produit des systèmes de climatisation et de chauffage. Contactée le 16 décembre, la direction de l'entreprise a fait savoir qu'elle ne s'exprimerait pas avant janvier 2014.

Thomas Calinon

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte