Maechler (BNS) défend les taux négatifs face aux fonds de pension

LAUSANNE, Suisse (Reuters) - La Banque nationale suisse (BNS) est consciente des problèmes que posent les taux d'intérêt négatifs aux fonds de pension mais reste déterminée à les utiliser pour freiner la demande pour le franc suisse, a déclaré mercredi Andréa Maechler, l'une des membres de la direction générale de la banque centrale.
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Maechler (BNS) défend les taux négatifs face aux fonds de pension
La Banque nationale suisse (BNS) est consciente des problèmes que posent les taux d'intérêt négatifs aux fonds de pension mais reste déterminée à les utiliser pour freiner la demande pour le franc suisse, a déclaré mercredi Andréa Maechler (photo), l'une des membres de la direction générale de la banque centrale. /Photo prise le 3 avril 2019/REUTERS/Denis Balibouse

La BNS doit considérer l'économie suisse dans son ensemble et une forte hausse des taux d'intérêt visant à satisfaire les fonds de pension pourrait créer des problèmes pour le reste du pays, a-t-elle dit.

L'impact des taux négatifs est "un facteur dont nous sommes très conscients", a-t-elle assuré lors d'une conférence sur l'immobilier organisée par la Banque cantonale de Vaud à Lausanne.

"Je peux vous assurer que c'est un facteur que nous prenons en compte lorsque nous considérons les avantages et les inconvénients de notre politique monétaire", a-t-elle ajouté.

La BNS applique actuellement un taux de -0,75% sur les liquidités que les banques commerciales déposent auprès d'elles.

"Cela réduit l'intérêt de venir investir dans des actifs en franc suisse", a expliqué Andréa Maechler, tout en constatant que le franc restait jugé surévalué par de nombreux investisseurs étrangers.

"Je voyage beaucoup et de je parle à différentes parties prenantes des marchés immobiliers et le franc est perçu comme une monnaie chère", a-t-elle dit.

La faiblesse des taux d'intérêt a eu comme effet collatéral une montée des prix de l'immobilier en Suisse dans laquelle Andréa Maechler a dit voir d'importants déséquilibres et un risque de correction sur les prix.

"Les prix montent, le taux de vacance immobilière monte, cela crée un certain niveau de risque de correction des prix", a-t-elle ajouté.

(Tom Miles; Marc Angrand pour le service français)

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