[Made in France] Zoov dévoile ses bornes de recharge de vélo électrique à transfert d'énergie

Déjà présent sur le marché du vélo électrique partagé depuis 2017, le français Zoov a présenté le 1er juillet ses futures bornes de recharge intelligentes. Grâce à une technologie brevetée, les vélos qui s'y accrochent peuvent s'échanger de l'énergie, à hauteur de 5 km d'autonomie toutes les 10 minutes.

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[Made in France] Zoov dévoile ses bornes de recharge de vélo électrique à transfert d'énergie
Jusqu'à 15 vélos peuvent s'accrocher à la borne.

Entre l'explosion de la demande, les mesures gouvernementales en sa faveur et le déploiement massif de nouvelles pistes cyclables, 2020 sera définitivement l'année du vélo en France. Profitant de cette période d'engouement cycliste, la start-up Zoov, basée à Vanves (Hauts-de-Seine) et spécialisée dans le vélo électrique en libre-service, a présenté le 1 juillet un tout nouveau genre de station de recharge.

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(Crédit photos: Rémi Amalvy)

Entièrement portable, le dispositif peut être fixé au sol sans génie civil en 30 minutes. Il se compose d'un boitier unique d'environ 70 kg, où viennent s'accrocher les vélos les uns à la suite des autres grâce à des électro-aimants. Espacés de 25 cm, jusqu'à 15 cycles peuvent se fixer à l'appareil, pour une surface maximale de 10 m², soit la taille d'une place de parking. Un gain de place qui vient s'ajouter, selon Zoov, aux économies que peuvent réaliser collectivités et entreprises avec la solution. En effet, le coût d'installation et d'exploitation d'une station est évalué à 3 000 euros. Loin des 20 000 euros de l'équivalent parisien Vélib'...

Une technologie de transfert d'énergie

L'originalité de la technologie récemment brevetée par l'entreprise? Lorsqu'ils sont connectés à la station, les vélos Zoov créent une "ligne d'énergie partagée" : chaque cycle peut envoyer de l'énergie à un autre, en recevoir, et vice-versa. Ce transfert est piloté par un algorithme qui optimise leur niveau de charge. Cinq kilomètres d'autonomie peuvent être récupérés toutes les 10 minutes, pour un maximum de 45 kilomètres

.

Trois possibilités s'offrent à l'opérateur pour alimenter la station en énergie. En version portable, sans fixation ni branchement, cette dernière peut accueillir jusqu'à 12 batteries de seconde vie. Ayant déjà servi sur des vélos, ces batteries ont vu leur capacité initiale de 345 WH baisser d'au moins 20 %. Plus assez performantes pour les cycles, elles fournissent désormais l'électricité nécessaire à la borne, et peuvent être régulièrement changées. De manière plus classique, le boitier peut être raccordé au réseau électrique, ou associé à un coffret de branchement Enedis.

Le déploiement des nouvelles stations est accompagné d'une importante mise à jour du système des vélos. Propulsé par un moteur de 250 W à une vitesse maximale de 25 km/h, chacun d'entre eux bénéficie d'une connectivité IoT améliorée. Il lui est possible de transmettre en temps réel, à la centrale de Zoov, sa localisation et le taux de charge de sa batterie. Tous sont aussi capables de détecter eux-mêmes les signaux faibles pouvant indiquer des risques de défaillance.

Déjà présent sur le plateau de Saclay et à Bordeaux

Se targuant d'un quasi "Made in France" (vélos et stations sont assemblés vers Troyes, dans l'Aube,à partir de pièces européennes et taïwanaises), Zoov a déjà déployé, depuis 2017, plusieurs dizaines de stations classiques (sans la technologie de charge brevetée) et un millier de cycles électriques à Bordeaux (Gironde) et sur le plateau de Saclay (Essonne et Yvelines). Actuellement focalisée sur un tarif à l'utilisation de 0,20 euros par minute, la start-up réfléchit à la mise en place de forfaits.

Pour l'instant, Zoov n'a pas donné plus de détails concernant les zones qui accueilleront ses nouvelles stations connectées, même si la région parisienne parait inévitable. Il lui faudra cependant faire vite. Le 1er juillet également, l'européen Bolt, grand rival d'Uber dans les vélos électriques, a annoncé le lancement de son propre service dans la capitale.

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