LVMH fait encore fortement progresser ses marges au 1er semestre

PARIS (Reuters) - LVMH a vu ses ventes progresser de 13% au premier semestre et sa performance opérationnelle grimper de 22%, portée par une demande de produits de luxe qui ne faiblit pas malgré les incertitudes entourant l'évolution de la croissance mondiale.

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Après les chiffres très supérieurs aux attentes publiés par Hermès, dont LVMH détient 20% du capital, et par le britannique Burberry, le géant mondial du luxe a lui aussi agréablement surpris.

Les ventes de LVMH, propriétaire du maroquinier Louis Vuitton, du cognac Hennessy ou des parfums Christian Dior, ont atteint 10,29 milliards d'euros au premier semestre, un chiffre supérieur au consensus des analystes interrogés par Reuters (10,21 milliards).

La croissance organique a atteint 15%, sur une base de comparaison déjà élevée (+15% également un an auparavant), marquant une légère accélération au deuxième trimestre, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 12,5% seulement.

Surtout, le résultat opérationnel courant a grimpé de 22% à 2,22 milliards d'euros, un chiffre nettement supérieur aux 2,09 milliards attendus, permettant à la marge opérationnelle d'atteindre 22% (20% un an auparavant), un niveau record pour un premier semestre.

Dans la mode-maroquinerie, la division la plus rentable du groupe grâce à Louis Vuitton, son principal centre de profit, les ventes semestrielles ont progressé de 14% à changes constants.

Dans les vins et spiritueux (Don Perignon, Moët & Chandon ou Ruinart), elles ont augmenté de 13%, de 11% dans les parfums et cosmétiques et de 18% dans la distribution sélective (Sephora).

La palme revient au pôle montres et joaillerie (Tag Heuer, Zenith ou Chaumet), qui intégrera bientôt le joaillier italien Bulgari en cours d'acquisition, avec une hausse de 27%.

Le titre LVMH a clôturé mardi à 130 euros à la Bourse de Paris, signant une hausse de 5,6% depuis début janvier. A ces niveaux de cours, ses multiples de valorisation ressortent à 19 fois les bénéfices estimés pour 2012, semblables à ceux de son concurrent Richemont, propriétaire de Cartier ou Van Cleef & Arpels.

Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

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