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Luxe : la crise mondiale a fait perdre à Richemont un peu de son brillant

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Le numéro deux mondial de l’industrie du luxe, dont le siège se trouve à Genève, a vu ses ventes se ternir de 4 % pendant l’exercice 2009-2010. Les montres et la joaillerie, dont les ateliers en Suisse emploient quelque 10.000 personnes, contribuent à un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires.

Luxe : la crise mondiale a fait perdre à Richemont un peu de son brillant

«Les quelques dix-huit mois écoulés ont été particulièrement difficiles.» C’est par ces mots que Johann Rupert a commenté les résultats 2009-2010 du groupe qu’il préside.  Richemont, un nom  peu connu du grand public, à l'inverse des marques qu'il détient : Cartier, Van Cleef & Arpels, Baume & Mercier, Jaeger-leCoultre, Montblanc, Lancel entre autres marques détenues par le numéro deux du luxe. Richemont, côté en bourse de Zurich, a pour actionnaire principal la famille Rupert, d’origine sud-africaine

L'exercice comptable annuel a vu les ventes de Richemont perdre de leur brillant : un repli de 4 %, du chiffre d’affaires (CA) établi à 5,17 milliards d’euros. Le bénéfice net s’est contracté de 18 %, à 603 millions d’euros. La marge d’exploitation correspond à 16 % du CA. Mais Johann Rupert garantit que Richemont a «bien résisté à la crise économique et qu’il bénéficie d’une situation financière extrêmement solide.»

UN RESEAU MONDIAL DE 1400 BOUTIQUES


Quand la crise financière planétaire a éclaté, Richemont a réagi au quart de tour : il a taillé dans certains investissements, et  reconfiguré son réseau de boutiques. A ce propos, un porte parole, à Genève, interrogé par usinenouvelle.com, raconte que le groupe helvétique a fermé 80 boutiques - aux couleurs principalement de Montblanc - aux Etats-Unis. En tout, Richemont déploie un réseau international de 800 points de vente appartenant à ses différentes marques (gérées chacune de manière autonome), et il s’appuie sur 600 autres boutiques tenues par des «partenaires», mot désignant principalement des franchisés.
La région des Amérique a infligé à Richemont ses plus lourdes pertes en 2009-2010 : les ventes y ont dégringolé de 20 %, alors qu’elles ont reculé de 11 % en Europe. La zone Asie-Pacifique (Japon non compris) a mis du baume au cœur de Richemont, avec une hausse des ventes de 18 %.

SCINTILLEMENTS ET REFLETS DORES

«Les pays asiatiques contribuent déjà à 34 % de nos ventes»
, s’enthousiasme-t-on au siège genevois de Richemont.
Pour le porte parole du groupe, ce succès remporté en Asie est du à l'affection des produits qui scintillent, témoignage d'un certain statut social. Reste que l'Europe demeure la principale zone de ventes en contribuant à hauteur de 40 % du chiffre d’affaires.

Si Richemont est plus soumis que d’autres grands du luxe aux aléas de la conjoncture économique, c’est en partie parce qu’il a sans doute moins recouru aux délocalisations. Les bijoux et les montres représentent un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe helvétique. Dans les ateliers d’horlogerie que ses différentes marques possèdent en Suisse, 10.000 salariés sont à pied d’œuvre, Richemont employant au total 20.000 personnes dans le monde.

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