Luxe: Farfetch flambe au premier jour de sa cotation à Wall Street

PARIS (Reuters) - Farfetch , site britannique spécialisé dans la mode haut de gamme, flambe de près de 50% au premier jour de sa cotation à Wall Street vendredi, faisant ressortir la valorisation du groupe à quelques 7,4 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros).

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Luxe: Farfetch flambe au premier jour de sa cotation à Wall Street
Farfetch , site britannique spécialisé dans la mode haut de gamme, flambe de près de 50% au premier jour de sa cotation à Wall Street vendredi, faisant ressortir la valorisation du groupe à quelques 7,4 milliards de dollars (6,3 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

L'action, qui avait ouvert à 27 dollars, en hausse de 35% par rapport au prix retenu pour son introduction en Bourse, s'adjugeait 50,15% à 30,03 dollars vers 16h45 GMT.

Fait rare, le prix sa mise en Bourse avait été fixé à 20 dollars par action, au-dessus de la fourchette indicative retenue de 17 à 19 dollars, signe de l'attrait des investisseurs pour le e-commerce dans le luxe.

Le commerce en ligne est devenu l'un des principaux moteurs de croissance des marques haut de gamme, qui redoutaient au départ que ce canal de distribution ne brouille leur image.

Créé en 2008 par l'entrepreneur portugais Jose Neves, Farfetch héberge des boutiques indépendantes multimarques, permettant à des distributeurs d'avoir un large accès à la clientèle du luxe et aux designers de disposer d'une vaste vitrine en ligne.

Déjà actionnaire du groupe, JD.com, numéro deux du commerce en ligne en Chine, a acquis des actions supplémentaires dans le cadre d'un placement privé.

Farfetch a aussi attiré des investisseurs de premier plan comme la famille Pinault, qui contrôle Kering, propriétaire de Gucci ou Saint Laurent.

Farfetch, déficitaire depuis sa création, a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires en hausse de 59% à 386 millions de dollars.

Il est concurrencé par d'autres plates-formes comme MyTheresa ou MatchesFashion et s'est également développé dans les services digitaux pour des marques comme Chanel ou Burberry.

Face à l'essor des ventes en ligne, la concurrence s'est intensifiée ces dernières années entre les plates-formes indépendantes et de grandes marques comme Louis Vuitton, détenue par LVMH, qui développent de leur côté leur propre site.

De son côté, le suisse Richemont , propriétaire de Cartier, a pris cette année le contrôle de la plate-forme Yoox Net-A-Porter, valorisée à 5,3 milliards d'euros.

Selon le cabinet de conseil Bain, le e-commerce devrait représenter un quart des revenus du luxe d'ici à 2025, contre un peu moins de 10% aujourd'hui, grâce notamment à l'appétit des jeunes consommateurs chinois.

(Sarah White; Claude Chendjou pour le service français, édité par Pascale Denis)

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