Lunor va fermer son site de production de Chaulnes

Lunor décide de fermer son unité de production de Chaulnes (Somme) qui emploie 75 salariés. Le numéro 1 français de la pomme de terre sous vide se concentre sur son site principal de production de Luneray en Seine-Maritime. La PME normande a évité le dépôt de bilan en fusionnant en décembre 2013 avec la coopérative céréalière Cap Seine de Rouen (Seine-Maritime).

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Lunor va fermer son site de production de Chaulnes

Lunor, le numéro 1 français de la pomme de terre sous vide (40 millions d’euros de chiffre d’affaires, 312 salariés, siège social à Luneray, en Seine-Maritime) va fermer son site de production de Chaulnes (Somme) qui emploie 75 salariés. L’activité de stockage de pomme de terre et de logistique sera maintenue avec une quinzaine d’emplois. Xavier Leroy, le directeur général de Lunor, vient de présenter cette "réorganisation industrielle" aux salariés du site de Chaulnes.

"L’objectif est de sauver l’entreprise et la marque, a expliqué Xavier Leroy à usinenouvelle.com. L’entreprise a enregistré des pertes sur cinq exercices. Elle est dans une situation très fragile." La stratégie de Lunor est "d’investir dans son outil de production de Luneray", explique le dirigeant, sans dévoiler le montant de l’investissement. A la différence du site de Chaulnes qui ne transforme que la pomme de terre, l’usine de Luneray est "multi légumes". Elle assure la cuisson sous vide à la vapeur de pommes de terre, de betteraves et de carottes.

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L’annonce de cette fermeture intervient un peu plus d’un mois après l’annonce de la fusion entre Lunor, PME normande à forte notoriété mais en difficulté, et la coopérative céréalière Cap Seine (839 millions d’euros de chiffre d’affaires, 639 salariés, siège à Mont-Saint-Aignan en Seine-Maritime). Selon Xavier Leroy, ce rapprochement a permis à Lunor d’éviter un dépôt de bilan.

Il permet à Cap Seine, spécialiste des céréales et des oléoprotéagineux (blé, lin, colza…) d’entrer dans la filière légumes et de réduire sa dépendance vis-à-vis des céréales. Sa diversification légumière avait commencé avec l’acquisition de Pom’Alliance (chiffre d’affaires 100 millions d’euros, 200 salariés), le numéro 1 français de la pomme de terre fraîche, installé à Orly (Val-de-Marne).

Claire Garnier

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