Lufthansa envisage de lever des fonds pour sortir de la crise

Le groupe allemand spécialisé dans le transport aérien Lufthansa, rudement touché par les conséquences de l'épidémie de Covid-19, espère être plus rentable en 2024 qu'en 2019. Afin d'atteindre cet objectif, l'entreprise n'écarte pas la possibilité d'augmenter son capital, alors qu'elle avait déjà été renflouée au cours de l'année 2020.

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Lufthansa envisage de lever des fonds pour sortir de la crise
Lufthansa a affiché une perte nette record de 6,7 milliards d'euros en 2020. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Alors que la vaccination contre le Covid-19 progresse pas à pas à l'échelle mondiale, Lufthansa commence à se montrer optimiste quant à son avenir économique. « Par rapport aux niveaux hebdomadaires moyens de mars et avril 2021, les réservations ont plus que doublé en mai et début juin, indique le groupe dans un communiqué publié lundi 14 juin. La demande est particulièrement forte pour les destinations européennes autour de la mer Méditerranée, ainsi que pour celles où les restrictions de voyage sont limitées ou inexistantes ».

Porté par cette nouvelle dynamique, le leader européen du transport aérien s'est fixé comme objectif d'être plus rentable en 2024 qu'en 2019, avant le début de la crise. Dans le détail, l'entreprise vise une marge opérationnelle ajustée de 8 % minimum. Complètement miné par les mesures sanitaires qui ont cloué la majorité des avions au sol, le leader européen du transport aérien avait affiché une perte nette historique de 6,7 milliards d'euros en 2020 et a encore perdu un milliard d'euros au premier trimestre 2021.

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Jusqu'à 5,5 milliards d'euros

Pour faire face à cette crise, le groupe Lufthansa, qui détient également Swiss, Austrian et Brussels Airlines, avait dû appeler l'Etat allemand à la rescousse. Ce dernier a pris 20 % de son capital à l'occasion d'un plan d'aides d'un total de 9 milliards d'euros. Parallèlement, la compagnie a été contrainte à réaliser des économies drastiques : elle a ainsi dû se séparer de près de 26 000 employés en un an, fermer plusieurs bureaux et réduire sa flotte.

Bien décidé à accélérer sa transformation et à rembourser ses dettes, l'entreprise a ajouté avoir mandaté des banques en vue d'une possible augmentation de capital, même si le montant et le calendrier de l'opération n'ont pas encore été arrêtés. Les actionnaires l'ont autorisé à lever jusqu'à 5,5 milliards, mais plusieurs médias estiment que la somme finale ne dépassera pas les 3 milliards d'euros. Pour cela, il faudra encore obtenir l'accord du gouvernement allemand, qui serait divisé sur la question.

Avec Reuters (Ludwig Burger, version française Marc Angrand)

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