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Lucas Chapeau est l'ingénieur "engagé" de demain

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Publié le


Crédits - Stéphanie Jayet

"Nous voulions une idée de projet qui ne soit pas seulement technique, mais qui intègre aussi une dimension sociale", lance Lucas Chapeau. Le jeune élève ingénieur en dernière année à l’Institut des techniques d’ingénieur de l’industrie (ITII) Haute-Normandie a développé, avec ses collègues Matthieu Peltzer et Jonas Sauvée, une unité personnelle de désalinisation de l’eau destinée aux populations défavorisées de la planète.

Baptisée Grow pour Greenhouse water, l’innovation est simple et peu coûteuse. Un récipient, rempli d’eau salée ou saumâtre, est laissé au soleil et relié à un second récipient, enterré pour bénéficier de plus de fraîcheur. Sous l’effet de la chaleur, l’eau s’évapore et vient se condenser, une fois purifiée, dans la partie fraîche du dispositif. Les trois porteurs de projet se sont en effet fixé des contraintes de taille. Le désalinisateur doit coûter moins de 15?dollars, ne pas utiliser de consommables (filtre…), ne pas contenir d’électronique et produire entre trois et cinq litres d’eau claire par jour, suffisamment pour une famille de quatre personnes. "Nous réfléchissons encore à un moyen pour que les gens puissent le construire eux-mêmes", ajoute Lucas Chapeau. Pour cela, les trois élèves planchent sur la conception d’un désalinisateur en terre cuite plutôt qu’en plastique transparent.

L’idée est née dans le cadre des "projets de promotion", que tous les élèves ingénieurs de l’ITII doivent réaliser pendant leur cursus. Après avoir modélisé leur dispositif, Lucas Chapeau, Matthieu Peltzer et Jonas Sauvée ont eu recours aux élèves de la formation "plasturgie" de l’école pour fabriquer un prototype et en valider, grandeur nature, le fonctionnement. En parallèle, ils ont travaillé sur la gestion financière de leur projet, créé un logo, participé aux Entrepreneuriales de Haute-Normandie, un concours de création d’entreprise organisé par l’association Réseau Entreprendre. Pendant cinq mois, ils ont bénéficié des conseils d’un coach et ont, au final, remporté le concours dans la catégorie Entreprendre autrement.

Il leur reste encore quelques étapes à franchir pour réussir à créer leur entreprise. S’assurer que l’eau obtenue par leur procédé est bien exempte de bactéries, par exemple. Ou déposer un brevet si cela s’avère nécessaire. Pour financer leur projet, ils envisagent une campagne de levée de fonds en crowdfunding sur Ulule.

Où sera-t-il dans cinq ans ?
"Je veux voyager ! En Argentine, en Inde… Je me vois passer cinq à dix ans à l’étranger, pour faire des missions d’ingénieur ou de qualifications équivalentes, dans plusieurs pays. Peut-être en travaillant encore chez Airbus Helicopters, la société dans laquelle je suis en alternance, peut-être pour des projets humanitaires."

 

Les autres nommés


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Pierre Pagliughi (Esme) Neuromoov est un casque qui capte les ondes cérébrales pour agir sur les mouvements.

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