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L'Usine de l'Energie

Luc Oursel veut une "gestion plus industrielle" chez Areva

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Le groupe Areva doit présenter à partir de 8h30 le plan d’économies nécessaires pour faire face à la perte de 1,5 milliard d’euros annoncé le 12 décembre. Mais déjà le patron du groupe estime qu’Areva n’a pas assez autofinancé sa croissance. De son côté le ministre de l'Industrie assure qu'il n'y aura aucun plan social en France.

Luc Oursel veut une gestion plus industrielle chez Areva © REA

Luc Oursel, dans un entretien au Figaro, se démarque d’Anne Lauvergeon, qui a occupé ses fonctions jusqu’en juin. Il estime que le groupe n’a "pas suffisamment autofinancé sa croissance et a eu un recours à un endettement excessif".

"Ces dernières années, Areva n'a pas généré suffisamment de cash-flow pour financer des investissements entrepris au nom d'une volonté de croissance à tout prix, précise-t-il. Depuis cinq ans, seul un tiers de nos investissements a été autofinancé. Ce n'est pas tenable. Pour le reste, Areva a eu recours à une augmentation de capital et à la dette. Une dette élevée n'est pas acceptable dans la durée".

Le patron du groupe reconnaît qu’Areva va connaître une "situation financière difficile dans les mois à venir". Ces propos interviennent au lendemain de la présentation par le groupe d’un plan stratégique financier baptisé Action 2016. A cette occasion, le groupe a annoncé notamment que son carnet de commandes pour 2011 atteignait 44 milliards d’euros, son chiffre d’affaires 8,9 milliards d’euros. Mais il a surtout enregistré une perte opérationnelle de 1,4 à 1,6 milliard d’euros.

Uramin en cause

Pour le ministre de l’Industrie, Eric Besson, interrogé sur Europe 1, c’est avant tout l’acquisition faite en 2007 d’Uramin qui est en cause. Il estime qu’il faut "expliquer sur quelles bases ceux qui ont pris cette décision l’ont prise, visant indirectement la direction de l’époque".

Pour améliorer cette situation, Luc Oursel estime qu’Areva doit "mener une gestion à la fois plus industrielle, plus opérationnelle et plus tournée vers le résultat".

Sur la question du nucléaire, le patron du groupe assure qu’aucune grande décision ne sera prise dans les deux ans. Il précise qu’Areva a une présence commerciale sur 360 des 440 réacteurs en service dans le monde et qu’il attend donc des commandes importantes dans le cadre des programmes d’amélioration de la sûreté après Fukushima.

Ni plan social, ni licenciement

Le groupe doit annoncer ce matin le pan social et industriel de son plan stratégique à compter de 8h30. Sur le plan social, le ministre assure que les engagements pris par Luc Oursel en novembre auprès du gouvernement seront respectés. "Il n’y aura ni plan social, ni licenciement en France", assure-t-il.

Selon Eric Besson, le chiffre de 1 200 postes supprimés en France, avancé par les syndicats le 12 décembre, est fantaisiste. "Mais il est vrai et je soutiens Luc Oursel qu’il n’y aura pas de nouveaux recrutements sur les fonctions support du groupe. C’est compréhensible, en cinq ans les fonctions de siège ont augmenté de plus de 3%".

Le ministre n’exclut pas que des licenciements se produisent en Allemagne, ce qui serait cohérent car l’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire.

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