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L'Usine de l'Energie

Luc Oursel veut des garanties sur le repreneur d’Alstom

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Afin d’assurer l’accès à la turbine Arabelle d’Alstom qui équipe majoritairement les réacteurs nucléaires EPR, Areva veut que soit négocié une méthode de travail avec le futur repreneur d’Alstom.

Luc Oursel veut des garanties sur le repreneur d’Alstom © Areva

Ce 20 mai restera le jour où Areva est rentré de plain-pied dans le débat sur la reprise d’Alstom par un acteur étranger, Siemens ou GE. Interrogé le matin à l’Assemblée nationale, le Président du directoire Luc Oursel se disait prêt à étudier l’opportunité pour Areva de récupérer l’activité éolienne offshore d’Alstom. Il se disait aussi inquiet du devenir des activités nucléaires du groupe. Lors de son Assemblée générale, qui se déroulait l’après-midi, le grand patron va plus loin : "Il est clair qu’Alstom est un acteur important pour la promotion et la construction des EPR dans le monde. Nous serons attentif à l’évolution de ce dossier et nous en avons fait part aux autorités publiques".

 

Retrouvez notre dossier : L'avenir d'Alstom entre GE et Siemens

 

Interrogé par L’Usine Nouvelle en marge de l’événement sur la possibilité pour Areva de reprendre les activités de fabrication de turbines nucléaires d’Alstom, Luc Oursel réagit : "Ce n’est pas la vocation d’Areva de construire des turbines. Par ailleurs, ce n’est pas possible de séparer l’activité de turbines nucléaires de l’activité générale d’Alstom. Alstom fabrique une gamme de turbines dont les plus grandes sont utilisées pour le nucléaire". Pour autant, il réaffirme son inquiétude sur le devenir des turbines Arabelle qui équipent le réacteur nucléaire EPR : "Il faut trouver des garanties avec le futur repreneur pour que l’on puisse travailler ensemble".

Pas de reprises en France

Auditionné le soir-même devant la commission des affaires économiques, le ministre de l’Economie d’Arnaud Montebourg confirme d’ailleurs qu’une reprise des activités nucléaires d’Alstom par une autre entreprise française, comme le proposerait Siemens et GE, n’est qu’un vœu pieux. Selon lui, ni Areva, ni EDF ne peuvent reprendre en main ces domaines. "Ce n’est pas le même métier", explique-t-il simplement.

Ludovic Dupin

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