Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Luc Oursel répond à Anne Lauvergeon : "il n’y a aucun complot !"

,

Publié le

Exclusif Le président du directoire d’Areva, Luc Oursel, répond en exclusivité pour L’Usine Nouvelle aux accusations portées par Anne Lauvergeon, son prédécesseur à la tête du spécialiste du nucléaire.

Luc Oursel répond à Anne Lauvergeon : il n’y a aucun complot ! © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

L'Usine Nouvelle - Comment réagissez-vous aux accusations portées hier par Anne Lauvergeon ?
Luc Oursel -
Ma position est simple. Ma priorité absolue, c’est le redressement de l’entreprise Areva qui est dans une situation extrêmement difficile. Je ne rentrerais dans aucune polémique publique. En revanche, je fais le vœu avec force que ce déballage médiatique public cesse. Je demande du respect pour les équipes d’Areva qui sont engagées avec moi dans la transformation de l’entreprise et qui sont extrêmement affectées par les atteintes portées à l’image de l’entreprise. Le sujet des indemnités de Madame Lauvergeon n’intéresse pas les salariés d’Areva.

Mais sur le fond du dossier, à savoir l’acquisition contestée de la société Uramin, que répondez-vous ?
Je pense que c’est un sujet qui ne doit pas être traité dans l’émotion mais dans le rationnel. Nous avons annoncé au conseil de surveillance, début décembre, la nécessité de provisionner presque deux milliards d’euros sur cette acquisition et les investissements correspondants, provision qui résulte à la fois des conséquences de Fukushima et d’un écart significatif entre les réserves prévues et les réserves réelles en uranium de la société Uramin. Suite à cela, le conseil de surveillance, de façon normale et il ne faut y voir aucun complot, a demandé à trois administrateurs indépendants d’analyser les conditions d’acquisition et d’exploitation de cette société et d’en tirer des enseignements pour le groupe. Nous attendons les conclusions de ces administrateurs indépendants et, à partir de là, prendre des décisions et des actions, si nécessaire.

Mais une plainte a été déposée contre X par Anne Lauvergeon pour espionnage…
Cette plainte fait référence à l’intervention d’un cabinet d’intelligence économique. Lorsque j’ai été alerté sur ce sujet, j’ai fait mon travail. C’est-à-dire de comprendre ce qui s’était passé. Areva comme beaucoup de sociétés fait appel à des sociétés d’intelligence économique et je garantis qu’Areva n’a, à aucun moment, commandé d’étude illégale à cette société. Et, comme il y a une plainte déposée, la société Areva a pris contact avec le magistrat en charge de l’instruction pour lui prêter sa totale coopération pour des faits qui, je le rappelle, remontent au premier semestre 2011, date à laquelle je n’étais pas président d’Areva. Tous les éléments ont été transmis au magistrat instructeur de la plainte. Donc je souhaite qu’il y ait de la sérénité. La méthode est là. Attendons les conclusions dans la sérénité.

Certains estiment que vous avez dévalué vos actifs miniers de manière précipitée, avant de les filialiser voire de les revendre…
Toute idée de démantèlement d’Areva est fantaisiste. Nous voulons conserver notre activité minière mais nous ne sommes pas fermés à une ouverture du capital dès lors que nous gardons un contrôle fortement majoritaire des mines. Si un partenaire minoritaire entrait au capital, il faudra qu’il apporte quelque chose sur le plan industriel.

Propos recueillis par Ludovic Dupin, Pascal Gateaud et Thibaut De Jaegher

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle