Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Louis Vuitton inaugure un atelier "vert" dans la Drôme

, , , ,

Publié le

Poussée par la forte demande mondiale de ses articles de luxe, la marque du groupe LVMH vient d'inaugurer un tout nouvel atelier de maroquinerie, près de Valence (Drôme). L'occasion de déployer de nouvelles méthodes de fabrication dans un bâtiment conçu selon des critères de développement durable.

Louis Vuitton inaugure un atelier vert dans la Drôme © D. R.

C'est dans un cadre bucolique que Louis Vuitton a choisi d'implanter son douzième atelier français de maroquinerie. Bordé de champs et de vergers, un immense toit végétal en arc de cercle se détache de la colline. Inauguré le 24 juin, en présence du ministre de l'Industrie, Eric Besson, le site de 8 150 m2 (dont 4 500 m2 d'atelier) surplombe le petit village drômois de Marsaz.

Dédiée essentiellement à la fabrication de sacs à main, la nouvelle implantation va permettre d'augmenter de près de 50 % la capacité de l'ancien site de Saint-Donat qu'elle remplace. 70 personnes ont déjà été recrutées sur la centaine au total qui viendra s'ajouter aux 200 de l'ancienne manufacture. "Nous n'irons pas au-delà de 300 salariés, car nous tenons à préserver des ateliers à taille humaine, où tout le monde se connaît", souligne Emmanuel Mathieu, le directeur industriel de Louis Vuitton.

Energies renouvelables

Imaginé par les architectes Gilles Carnoy et Grégoire Gilliot, le nouveau bâtiment, situé sur un terrain de 5,4 hectares, se veut un modèle en matière de développement durable. Utilisation d'énergies renouvelables (pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques…), épuration végétale des eaux usées, optimisation de la lumière naturelle dans l'atelier, récupération des eaux de pluie pour l'arrosage extérieur… "Tout a été conçu pour réduire au maximum l'impact environnemental, tout en offrant aux maroquiniers un cadre de vie exceptionnel", souligne Yves Carcelle, le Président de Louis Vuitton.

L'homme fort de la marque de luxe n'a pas souhaité dévoiler le montant de l'investissement réalisé. Selon lui, il était important d'avoir "un bâtiment s'intégrant totalement au paysage, dans un environnement calme et rural. C'est dans la tradition des manufactures de Louis Vuitton, depuis l'origine".

Des outils automatisés

Dans son nouvel atelier, la griffe phare du groupe LVMH reste fidèle à ses méthodes de fabrications traditionnelles et manuelles. Mais des techniques automatisées, notamment pour la coupe, sont également mises en place depuis peu.

"Nous développons certains outils pour retirer de la pénibilité au maroquinier, tout en lui permettant de conserver son savoir-faire", souligne Emmanuel Mathieu, qui se félicite de posséder "un concept de coupe unique au monde", élaboré avec le spécialiste Lectra. "Les nouvelles machines sont au service de l'homme et non l'inverse", insiste, de son côté, Laurent Calaque, responsable de la production à Marsaz.

L'atelier adopte également une organisation en lean manufacturing. La méthode, qui vise à améliorer l'efficacité et la qualité de production, est déployée depuis près de trois ans dans les ateliers de Louis Vuitton. "Depuis leur mise en place, nous avons pu dégager 10 % de production supplémentaire", affirme Yves Carcelle. Encore tabou il y a quelques années dans le luxe, la notion de "productivité" commence bien à faire son apparition…

Par Adrien Cahuzac, envoyé spécial à Marsaz (Drôme)

 

 

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle