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Louis Gallois, président exécutif d'EADS

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Vers une dernière année triomphale.

Louis Gallois, président exécutif d'EADS
Louis Gallois, Président exécutif d'EADS

Louis Gallois aimerait que 2011 soit l’année américaine d’EADS. Le groupe a -en théorie- trois belles cartes à jouer pour enfin s’imposer sur le premier marché mondial des équipements militaires. Le Pentagone devrait (enfin !) faire son choix sur son futur fournisseur d'avions ravitailleurs, un contrat de plus de 35 milliards de dollars qu’EADS dispute âprement à Boeing. Sa filiale Eurocopter espère remporter un succès significatif en se positionnant sur l’appel d’offres d’hélicoptères armés que l’armée américaine pourrait commander par centaines. Et, avec ses 10 milliards d'euros de cash, le patron, qui entame sa dernière année pleine à la tête du groupe aéronautique, a les moyens de réaliser une acquisition significative pour renforcer ses positions aux Etats-Unis.


Le pas pourra être franchi d’autant plus facilement que sur ses bases arrière, le patron d’EADS bénéficiera d’un horizon dégagé en 2011. Astrium, la filiale spatiale, va globalement bien, Eurocopter est en phase de reprise après le trou d'air de 2009. Et, côté Airbus, après avoir établi un nouveau record de livraison de plus de 500 appareils en 2010, les cadences de production de l'A320 et de l'A330 vont encore être augmentées. Et pour doper son carnet de commandes, l’avionneur va pousser auprès des compagnies aériennes l'A320 NEO, une version remotorisée de son avion vedette, alors que grand rival Boeing est englué dans les retards du 787.


Mais le pilote d’EADS devra toutefois veiller à ce que quelques grains de sable ne grippent pas la machine. L'ancien patron de Snecma et de la SNCF a déjà accompli un travail de titan en bouclant le financement de l’avion de transport militaire A400M, en pacifiant les relations franco-allemandes au sein du groupe et en simplifiant la gouvernance d'EADS. Mais il lui faudra confirmer que les dérapages en matière de production sont bien de l’histoire ancienne. Sachant que la cadence de l’A380 devrait encore être perturbée quelques mois en raison des difficultés rencontrées sur les moteurs Rolls Royce qui équipent certains appareils. Et que le programme A350, le premier long courrier du groupe composé à 50 % en matériaux composites, n’est pas à l’abri d’un nouveau report. Sa première livraison ayant déjà été reculée au second semestre 2013. Le défi est loin d’être gagné... Louis Gallois a une grosse année pour le relever. A moins qu'il ne rempile...


GL-B et HM


Son défi : gagner des parts de marchés aux Etats-Unis

 

 

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