Louis Gallois, Président d’EADS, contribue aux Etats Généraux de l’Industrie

Le président d’EADS dans sa contribution à la réflexion sur les Etats généraux de l’industrie défend le moteur franco-allemand pour faire avancer l’industrie et prône une cohérence des politiques publiques sur le plan fiscal, monétaire et réglementaire. Et défend les grands programmes...

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Louis Gallois, Président d’EADS, contribue aux Etats Généraux de l’Industrie

Réconcilier la société et l’industrie est selon Louis Gallois le principal enjeu des états généraux de l’Industrie (EGI). Pour Louis Gallois cette réconciliation est le préalable à la réussite des EGI. Pour lui la ligne de fracture est forte entre l’industrie et la société, mais aussi entre l’économie réelle et financière. Pour Louis Gallois, qui dit industrie dit production. Pour autant, la filière est peu attractive comparée à d’autres. Preuve en est, « plus d’un quart des polytechniciens choisissent de faire carrière dans la finance et certaines années presque aucun des diplômés de Sup’ Aéro ne choisit l’aéronautique ! » De fait, l’industrie manque de ressources humaines qualifiées. Aux 12 500 Postes d’ingénieurs proposés par an dans la filière aéro, seuls 9000 ingénieurs se portent candidats. Problème de reconnaissance de la filière ingénieur peut-être.

Ce désamour des ingénieurs pour l’industrie est un symptôme, mais l’étiologie de la crise industrielle est à chercher dans de multiples domaines listés par Louis Gallois : la monnaie unique et l’absence d’une gouvernance politique de la monnaie à l’image du Japon ; la Commission Européenne qui privilégie la concurrence (a contrario des Etats-Unis) ; la défiance croissante envers le progrès technique qui dégrade l’image de l’industrie ; la réglementation sur la finance ou celle liée à l’environnement etc. Sur ce dernier point, Louis Gallois évoque d’ailleurs un nouvel acronyme : BANANA (Build Absolutly Nothing Anywhere Near Anything).

Pour autant relève Louis Gallois, la France n’est pas dénuée d’outils pour mener a bien sa politique industrielle : les pôles de compétitivité ; les pourvoyeurs de fonds propres ou assimilés (OSEO, FSI) ; le Crédit Impôt Recherche (CIR). A ces outils, il propose de rajouter des outils de financement dédiés aux pilotes industriels (démonstrateurs) afin de déminer les risques industriels.
Autant d’outils qu’il conviendra d’optimiser, d’étendre et d’améliorer pour atteindre une efficacité optimale. Pour Louis Gallois, la France a les moyens de mener une politique industrielle ambitieuse fondée sur l’innovation, mais à condition d’élaborer « un nouveau compromis social fondé sur la conviction partagée que la France doit disposer d’une industrie forte » Ce compromis suppose une plus grande implication des partenaires sociaux. « Ce qui soulève des questions de gouvernance, de dialogue social et de prise de responsabilité qui ne devront pas être occultées ». Qu’on se le dise.

Fabrice Frossard




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