Economie

Louis Gallois dévoile quelques pistes de son rapport compétitivité

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Le Commissaire général à l'investissement doit officiellement rendre son rapport sur la compétitivité au gouvernement le 5 novembre prochain.

Louis Gallois dévoile quelques pistes de son rapport compétitivité © D.R. - EADS

Si quelques informations officieuses ont fuité ici ou là, le rapport Gallois sur la compétitivité est un secret bien gardé. Sauf quand l'ancien patron d'EADS, nommé Commissaire général à l'investissement à l'arrivée des socialistes au pouvoir, en parle lui-même.

A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ce 8 octobre, Louis Gallois a dévoilé quelques pistes à la presse. "J'ai vu le Premier ministre, je lui ai fait état de mes réflexions, je lui ai fait part du diagnostic que je pouvais faire de l'industrie française aujourd'hui et des premières mesures auxquelles je songe pour augmenter cette compétitivité", a-t-il déclaré.

"La question de la compétitivité se résume-t-elle au coût du travail ?", lui a demandé un journaliste présent. "Bien sûr que non !", a rétorqué Louis Gallois, comme le rapporte l'AFP.

Selon lui, "les pistes sont très variables : il y a à la fois des aspects financiers, des aspects de structure, d'organisation, les filières, comment faire grossir entreprises de taille moyenne...".

"La qualité, l'innovation, le service, l'identification des marques, c'est très fort ça, il y a de nombreux éléments", a poursuivi le Commissaire général à l'investissement d'après l'AFP. "La compétitivité, c'est très complexe, ça touche tous les aspects de l'économie française", a-t-il fait valoir.

"Il faut regarder tous ces aspects, les aspects financiers, d'organisation de l'industrie, les services autour de l'industrie, la situation des services publics, les politiques européennes, comment elles peuvent soutenir cette compétitivité, la manière dont les partenaires sociaux abordent cette question...", a soulevé Louis Gallois.

Ces dix dernières années, les marges des entreprises se sont fortement repliées. L’autofinancement des entreprises a reculé de 90 % à 60 %. L’investissement porte de plus en plus sur le remplacement de machines au détriment de l’acquisition de nouveaux équipements.

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2 commentaires

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15/10/2012 - 13h45 -

Ces dernières années les allemands ont posé 3 fois plus de brevets que les français. La législation allemande oblige les entreprises à rémunérer les inventeurs salariés en fonction des ventes des produits qui incluent l'idée brevetée. En France l'entreprise donne une prime forfaitaire au salarié très souvent décevante. Ceci pourrait expliquer l'écart entre France et Allemagne dans la course à l'innovation...des salariés plus motivés.
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09/10/2012 - 02h35 -

La compétitivité doit être UNE source d'intérêts communs. Partager les connaissances et les projets industriels permet de conjuguer les forces, la compétitivé n'est pas fleur au fusil, ou bien tranchées pour 10 ans!;! Il nous faut initier la stratégie Industrielle de l'EU et de Mr José BAROSO, "EUROPE 2020" Une Industrie forte, est une Industrie qui se met en rapport à l'état de marche.
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