Louis Dreyfus Armateurs et l’Etat au chevet de SeaFrance

Suite à la liquidation judiciaire de la compagnie de ferries prononcée par le tribunal de commerce de Paris le 9 janvier, l’armateur Louis Dreyfus propose de reprendre 300 marins de SeaFrance.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Louis Dreyfus Armateurs et l’Etat au chevet de SeaFrance

C’est la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui révèle cette intention le 9 janvier au soir. "Louis Dreyfus Armateurs propose de mettre dans le détroit deux de ses bateaux et de reprendre 300 marins de SeaFrance, tous des marins français, sous pavillon français, pour assurer la liaison Calais-Douvres", précise-t-elle dans une intervention sur TF1.

Une initiative que confirme ensuite le secrétaire général de la compagnie française maritime LDA, Antoine Person. Il explique que cette offre impliquerait la présence d’un partenaire le danois DFDS. Ces deux entités avaient proposé une première offre de reprise en octobre pour tenter de sauver SeaFrance. Mais le tribunal l’avait retoqué, notamment par le syndicat CFDT. A l’époque, les deux groupes proposaient de reprendre jusqu’à 620 des 880 salariés de SeaFrance.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Cette déclaration d’intention intervient quelques heures avant le déplacement ce 10 janvier de la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet à Calais. Elle précise qu’elle étudiera avec les salariés les trois propositions encore sur la table, à savoir la Scop des salariés, l’offre de LDA et DFDS et celle d’Eurotunnel. En effet, l’exploitant du tunnel sous la Manche a annoncé le 9 janvier être prêt à soutenir la Scop en se portant candidat au rachat des navires de SeaFrance.

En faveur d'Eurotunnel

Du côté des salariés, les soupçons sur les différentes propositions se font vifs. Notamment envers celle de LDA. "Ça prouve que les 600 salariés repris, c'était bien du mensonge. Les 600 n'ont jamais existé. Dreyfus et DFDS n'ont jamais parlé de 600, explique Didier Cappelle, secrétaire général du syndicat CFDT Maritime Nord. A quelles conditions on les reprend ? C'est la première question qu'on va poser, c'est ça qui intéresse les gens".

Les représentants de la Scop semblent plus favorables au projet d’Eurotunnel. Dans la journée du 9 janvier, ils ont annoncé leur intention de continuer à se battre et de tenter dans les prochains jours de monter un nouveau projet avec Eurotunnel.

La ministre souligne par ailleurs que certains salariés du groupe se sont déjà déclarés intéressés par les offres de reclassement de la SNCF, maison-mère de SeaFrance, même si "ce ne sera pas forcément dans la même région, ce n'est pas le même emploi". Pour Thierry Mariani, ministre des Transports, l’Etat doit intervenir dans ce type de plans sociaux touchant plus d’une centaine d’emplois.

Le tribunal de commerce de Paris a annoncé lundi la liquidation définitive et la cessation d'activité de la compagnie de ferries transmanche, filiale déficitaire de la SNCF.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS