Economie

Lors de la conférence sociale, François Hollande livre ses pistes pour l’emploi

Cécile Maillard , , ,

Publié le

Le président de la République a ouvert, jeudi 20 juin, la deuxième conférence sociale de son quinquennat et livré quelques pistes sur les futures actions gouvernementales en faveur de l’emploi.

Lors de la conférence sociale, François Hollande livre ses pistes pour l’emploi © Elysee.fr

"Le chômage va continuer hélas à progresser d’ici la fin de l’année", affirme François Hollande, mais il continue à penser que la courbe du chômage pourra être inversée "durablement" à la fin de l’année. C’est par un discours dans l’hémicycle du Conseil économique et sociale que le président de la République a donné ce jeudi midi le coup d’envoi de la deuxième conférence sociale, après avoir écouté à huis clos pendant trois heures les partenaires sociaux. "S’il devait y avoir un seul enjeu, a-t-il conclu, ce serait l’emploi." N’hésitant pas à entrer dans des détails parfois techniques, histoire de montrer que la conférence devait entrer dans le concret, François Hollande a livré quelques pistes sur les moyens qu’il comptait utiliser.

Alors que le nombre d’emplois non pourvus en France fait débat - entre 200 000 et 400 000 selon les sources - il a annoncé "une action conjointe Etat, Pôle emploi, régions, partenaires sociaux, organismes de formation, entreprises" pour permettre aux attentes des demandeurs d’emploi de rencontrer celles des entreprises. "Ce sont les entreprises qui créent des emplois, encore faut-il qu’elles puissent les pourvoir", a indiqué le président de la République.

Le premier ministre détaillera vendredi, dans la feuille de route qu’il présentera à l’issue de la rencontre, la forme que pourrait prendre cette mobilisation, mais François Hollande a déjà précisé qu’il faudra évaluer les métiers concernés, territoire par territoire, filière par filière, réaliser les formations nécessaires, et conduire les personnes formées jusqu’à l’emploi. Il a évoqué des incitations financières à la mobilité et une aide de l’Etat pour combler un éventuel différentiel de salaire entre deux emplois.

La formation professionnelle

Autre piste pour répondre aux besoins de compétences des entreprises : la formation professionnelle, dont il confie la réforme aux partenaires sociaux, en souhaitant aboutir avant la fin de l’année. Idée novatrice : le président s’est montré favorable à  ce que les entreprises interviennent sur le contenu des formations d’apprentissage à condition qu’elles s’engage sur des contrats CDI. "Les entreprises qui accueillent les alternants veulent être associées davantage aux formations délivrées. Pourquoi ne pas imaginer, en contrepartie, qu’elles puissent signer un contrat d’apprentissage avec une garantie d’embauche ?" s’est-il interrogé.

A la sortie de l’hémicycle, Philippe Louis, président la CFTC, s’est réjoui de la proposition, qu’il avait faite le matin même au président de la République. Selon lui, l’ambiance de la rencontre du matin était "bonne", avec "un souci d’aller sur du concret".

La réforme des retraites en question

Laurence Parisot, présidente du Medef, a salué un discours "encourageant, qui rend hommage aux entreprises, qui créent des emplois et avec qui il faut préparer les réformes et avoir des stratégies communes". Le président "a appelé à une mobilisation collective, nous répondons présent", a-t-elle conclu. Elle reste beaucoup plus critique sur la réforme des retraites, le président n’ayant à aucun moment évoqué une modification de l’âge du départ. Et ce n’est certainement pas un oubli, mais plutôt une première indication.

Thierry Lepaon, leader de la CGT, s’est dit déçu que la question des salaires, ou du niveau des pensions, n’ait pas été abordée. Force ouvrière est sur la même ligne : "la question du pouvoir d’achat n’apparaît dans aucune table ronde", regrette un de ses représentants.

Quant à Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, il attend la fin de la conférence pour réagir.  "Le président a lancé la conférence, je suis dans une table ronde formation et emploi, je me concentre sur ça et on verra demain si la feuille de route répond aux attentes de la CFDT en matière de mobilisation générale pour l’emploi."

Après une courte pause déjeuner, les délégations patronales et syndicales se sont réparties dans les six tables rondes présidées chacune par un ministre. Quatre heures studieuses ce jeudi après-midi, autant vendredi matin.

Cécile Maillard

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1 commentaire

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21/06/2013 - 07h43 -

Savez vous que François Hollande n'a jamais travaillé dans une entreprise de toute sa vie ?

on est dirigé par une personne qui ne vie que sur le prélèvement d'impôt et au frais du contribuable : aucune notion de Economie et de discipline !
Les socialistes sont la cause de la désindustrialisation de l'Europe de l'ouest (35 heures, syndicats qui ont plus la parole que les entrepreneurs, immigration non contrôlée, laxisme sur les trafiquants financiers,...)
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