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L'Usine de l'Energie

Londres et EDF signent pour la construction de deux EPR à Hinkley Point

Ludovic Dupin ,

Publié le

All you need is EPR. Engagé dans ce projet depuis 2006, EDF a enfin signé avec Londres la construction de deux EPR à Hinkley point dans le Sommerset. Ce projet ouvre la voie pour l’électricien à de nouveaux projets outre-Manche et au renouvellement du parc en France.

Londres et EDF signent pour la construction de deux EPR à Hinkley Point © EDF

Ce 29 septembre, Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, doit respirer un peu plus librement. "Les contrats relatifs à la centrale d’Hinkley Point C dans le Somerset ont été signés aujourd’hui à Londres par Greg Clark, Secretary of State for Business, Energy and Industrial Strategy, Jean-Bernard Lévy PDG d’EDF et He Yu, PDG de CGN, en présence de Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires étrangères et du développement international, et de Nur Bekri, Administrator of the Chinese National Energy Administration", rapporte l’électricien français.

Bientôt dix ans que ce jour était attendu, depuis que l’Angleterre avait décidé d’engager le renouvellement de son parc nucléaire vieillissant. Entre temps, EDF a dû mener une longue négociation avec Londres pour obtenir des prix garantis de rachat de l’électricité produite, passer les fourches caudines du droit européen, et surtout gérer les oppositions internes à ce projet, dont l’apogée fut atteint lors de la démission du directeur financier d’EDF Thomas Piquemal en mars 2016.

Les doutes britanniques

La signature de ce jour marque  "la relance du nouveau nucléaire en Grande-Bretagne et en Europe, au bénéfice des industries britannique et française", assure EDF. "La Grande-Bretagne doit améliorer son approvisionnement en énergie et nous avons toujours été clair sur le fait que des centrales nucléaires comme Hinkley Point jouent un rôle important pour assurer notre sécurité d’approvisionnement en électricité bas-carbone", a déclaré Greg Clark, Secrétaire d’Etat à l’énergie.

"Nous avons toujours été clair"? Pas si sûr. Dans la foulée du Brexit, la nouvelle Première ministre Theresa May avait annoncé une remise à plat du sujet EPR avant d’autoriser le lancement du projet. D’aucuns voyaient déjà la possibilité de se passer des deux réacteurs français à 22 milliards d’euros à la faveur de vastes champs d’éoliennes offshores et de centrales à gaz. Il aura fallu toute l’insistance de la diplomatie chinoise, pays partenaire à 30 % du projet, pour convaincre la dirigeante britannique de valider ce dossier, moyennant quelques concessions sur le contrôle de l’administration britannique vis-à-vis des actionnaires du projet.

Hinkley Point marque pour EDF un tout nouveau programme de constructions de réacteurs nucléaires. Après ces deux unités, censés être livrés en 2025, deux autres EPR pourraient être construits à Sizewell. A partir de 2028-2029, EDF devra aussi engager la construction d’EPR en France pour remplacer le parc français.

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