London’s Calling

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Lundi prochain, le 25 janvier, le gouvernement britannique réunira hauts fonctionnaires du G7, représentants du Fmi et de la Banque mondiale pour préparer le rapport sur la taxation des transactions financières. L’idée avait été défendue par l’actuel premier ministre Gordon Brown devant le G20 en novembre denier.

La martingale n’en était pas une

Que la future réunion soit instrumentalisée par un gouvernement mal en point, nul n’en doute. Les prochaines élections législatives s’annoncent délicates pour les travaillistes. A l’usure normale de qui exerce le pouvoir depuis plus d’une décennie, il faut ajouter le prix que paient ceux qui entretiennent des espoirs qu’ils n’arrivent pas à tenir. Avant d’être Premier ministre, Gordon Brown a été le chancelier de l’Echiquier, pour reprendre le terme qui désigne, outre-Manche, le ministre des Finances. C’était à l’époque qui paraît désormais lointaine où le modèle britannique était cité en exemple. Blair et Brown semblaient avoir trouvé une sorte de martingale, à base d’endettement privé, de désindustrialisation. La City était son symbole, le trader son héros.

Aujourd’hui, l’économie britannique semble mal en point. Le cabinet de conseil Ernst & Young lui promet une décennie de « réajustement douloureux ». Encore un peu et le cabinet évoquerait le sang et les larmes churchilliens. Il est vrai que le déficit public atteint 12,6 % du Pib. Avec 8,2 %, la France ferait presque figure de bonne élève.

Des déficits problématiques

Un malheur ne venant jamais seul : c’est la note attribuée à la dette d’Etat qui pourrait être dégradée. Jusqu’ici les obligations émises par le gouvernement ont la meilleure note qui garantit les meilleures conditions. Faute d’une réduction suffisante des déficits, les agences de notation pourraient dégrader la note attribuée. Une attitude « pas vraiment amicale », dirait Mr Smith !

Reste que c’est du FMI que le gouvernement britannique a reçu un écho favorable. Son directeur général, Dominique Strauss Kahn, s’inquiète de plus en plus d’un retrait trop rapide des plans de soutien, notamment dans les pays développés où la reprise est, estime-t-il, « apathique ». Un désendettement trop rapide comporte le risque d’une rechute. Autrement dit, le gouvernement a le choix entre réduire le déficit pour éviter un surenchérissement du crédit, quitte à juguler la reprise, ou maintenir les mesures de soutien au risque d’augmenter l’endettement… On a connu des choix plus simple.

Christophe Bys

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