Loiret : Sandoz concentre ses sirops à Orléans

Pour augmenter ses capacités de production et accueillir des transferts d'activités de la maison mère suisse, les Laboratoires Sandoz à Orléans achève un plan d'investissements de 260 millions de francs.

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Sandoz concentre ses sirops à Orléans

Pour augmenter ses capacités de production et accueillir des transferts d'activités de la maison mère suisse, les Laboratoires Sandoz à Orléans achève un plan d'investissements de 260 millions de francs.

Les Laboratoires Sandoz auront mis trois ans pour transférer de Bâle (Suisse) à Orléans l'ensemble de la production de médicaments élaborés sous forme de sirops: un antiasthmatique, un antimigraineux et un antiallergique. Le développement des moyens de fabrication s'achève aujourd'hui. Et, dès avril, un premier lot de 39800conditionnements de chacun de ces trois produits quittera l'usine. Le volume de production transféré de Bâle à Orléans représentera à terme environ 2millions d'unités par an. Il s'ajoute à la fabrication déjà existante de sirops, de 3,5millions de flacons pour la France et l'export. L'arrivée de cette activité, après un transfert d'effervescents en 1993, n'est en fait que l'aboutissement d'un investissement de modernisation de 260millions de francs réalisé à Orléans ces cinq dernières années. Au milieu des années80, l'usine était un véritable patchwork. L'atelier des solides (comprimés, gélules et dragées) se partageait en six espaces, et le magasin de stockage se trouvait à 10kilomètres de la production, ce qui nécessitait un stockage intermédiaire... Deux atouts, toutefois: Orléans conditionne alors 30% (en volume) de la production européenne de Sandoz "pharma" et possède une réserve foncière importante (4hectares). Philippe Mougin, le directeur de l'époque, disposait donc de sérieux arguments pour convaincre sa maison mère de moderniser le site de façon à le rendre compétitif au niveau européen.

Vingt projets étalés sur cinq ans

Séduit par cette proposition, le groupe suisse accepte le plan directeur: vingt projets étalés sur cinq ans. Première réalisation: la construction sur 8000mètres carrés d'un atelier de stockage automatisé de 10000palettes, mis en service en août 1990 (coût: 73millions), mais aussi d'un local logistique dans lequel sont assurées réceptions et expéditions. Les autres projets s'enchaînent: la rénovation des bâtiments demande plus de 70millions de francs. 15millions supplémentaires servent à l'installation de bassins de rétention (maîtrise totale des eaux usées et d'extinction en cas d'incendie) et de tours de lavage (supprimant le rejet d'alcool éthylique dans l'air). D'autres équipements industriels se mettent en place (coût: 100millions de francs) pour automatiser et augmenter les capacités de production.

Un gros budget de formation

Ce qui entraîne une évolution des métiers et nécessite une forte croissance du budget de formation: de 800000 francs par an, il passe à plus de 2millions (5,5% de la masse salariale en 1994). Pas d'augmentation des effectifs pour autant: 383salariés ce mois-ci, contre 405 salariés en 1987. Mais une vingtaine d'embauches sont prévues cette année. Aujourd'hui, dans le dispositif industriel de Sandoz, l'usine d'Orléans se présente comme l'un des sites les plus compétitifs pour les produits à faible valeur ajoutée. Elle a élargi ses marchés internationaux: de trente-sept pays approvisionnés en 1992, Orléans expédie sa production vers soixante et une destinations. Jacques Rombauts, le directeur de l'usine, n'entend pas en rester là: "Nous espérons continuer à attirer des transferts d'activité et envisageons déjà une augmentation de la capacité des effervescents." Pas de doute, Orléans veut devenir le site majeur de la branche "pharma" en Europe et annonce des investissements continus de 20 à 30millions de francs par an pour y parvenir.

Catherine Moal





Les Laboratoires Sandoz en chiffres

Site appartenant à la branche "pharma" de Sandoz.

Première unité (avec 383 salariés) du groupe suisse en France.

Production totale (solides, liquides, effervescents et injectables): 60 millions de conditionnements d'ici à fin 1994.

15% de la production actuelle issus de deux transferts de Bâle (les effervescents en 1993 et les sirops en 1994).

Capacité machines maximale: 75 millions de conditionnements.

Chiffre d'affaires 1993:1,72 milliard de francs (+5% par rapport à 1992).



Un patron formé en Suisse et en Asie

Jacques Rombauts,directeur de l'usine

Pharmacien de formation, Jacques Rombauts, 41ans, dirige depuis l'automne 1992 l'usine d'Orléans des Laboratoires Sandoz. Ce Français commence sa carrière comme stagiaire, puis assistant, et enfin directeur des formes effervescentes à Orléans jusqu'en 1983. Il rejoint alors pour deux ans le service d'industrialisation du groupe en Suisse. En 1986, il part en Asie, où il dirige une usine de 55personnes à Séoul, en Corée du Sud, puis une autre de 250salariés à Djakarta (Indonésie). De retour en France en 1991, il intègre le site Sandoz-Agro dans l'Eure, pour revenir un an plus tard à Orléans, comme directeur. Marié, ce père de quatre enfants avait envie d'un retour aux sources...



Ses principaux fournisseurs

Au total, plus de 200 ;

Principes actifs: Sandoz-Bâle;

Excipients : Eurosucre;

Acide citrique: Roche-Bâle;

Articles de conditionnement: BSN Flaconnage à Masnières, Aisne (flacons), Leguay à Fleury-les-Aubrais, Loiret, et Autajon à Montélimar, Drôme (étuis pliants), Sanner à Francfort, Allemagne (bouchons) et Jaco à Strasbourg, Bas-Rhin (tubes).

USINE NOUVELLE - N°2447 -

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