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L'Usine de l'Energie

Loi de transition énergétique : la question du nucléaire fâche l'opposition

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Le débat commence au Parlement sur la loi de transition énergétique. Alors que la ministre de l’Ecologie a présenté son texte, le député François Brottes appelle l’Assemblée à s’unir sur le sujet. De son côté, l’UMP dénonce un texte plein de "bonnes intentions mais de mauvais calculs".

Loi de transition énergétique : la question du nucléaire fâche l'opposition © Wikimedia commons - Jean-Louis Zimmermann

Sommaire du dossier

C’est devant un hémicycle clairsemé que la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a présenté son "projet de loi de transition écologique pour une croissance verte" ce mercredi 1er octobre. Ce texte vient de passer trois semaines en Commission spéciale. Cette dernière a réalisé une quarantaine d’heures d’auditions et a étudié 2 500 amendements dont 500 ont été adoptés.

La chance de la transition énergétique

Dans son propos liminaire, la ministre a lancé une anaphore sur la chance que représente la transition énergétique pour le pays : "Une chance de réduire les émissions de gaz à effet de serre (…) une chance d’assurer l’indépendance et la souveraineté énergétique du pays (…) Une chance de stimuler l’innovation, la compétitivité (…) une chance de créer des emplois non délocalisables et d’abaisser la facture des ménages…".

Elle inscrit ce texte dans les grands choix énergétiques menés par la France au cours du siècle passé : en 1919 avec le développement de l’hydraulique, en 1946 avec la création des grandes entreprises nationales de l’électricité, du charbon et du gaz, en 1973 avec le lancement du programme nucléaire. Après avoir rappelé les grands titres de la loi, Ségolène Royal a jugé que son texte "n’oppose pas les énergies les unes aux autres (et) tire le meilleur parti des atouts que notre histoire nous a légués". Ce sera la seule allusion directe au nucléaire que la ministre s’autorise.

Après que les cinq rapporteurs de la Commission spéciale ont fait part de leur enthousiasme sur ce texte de loi, François Brottes, le président de la Commission spéciale, a interpelé directement l’opposition. Il a appelé tous les parlementaires à se rassembler pour "sauver la planète" et rappelle que "les socialistes ont voté la loi Grenelle (en 2009). Nous avions assumé la volonté d’une France qui doit donner l’exemple du développement durable. Les générations futures jugeront si nous avons su réagir à temps !", exulte-t-il !

Débat nucléaire

Le groupe UMP a, entre autres, déposé  une motion de rejet préalable (qui n’a pas été adoptée). Il a immédiatement lancé le débat sur la question épineuse du nucléaire. "Comment prétendre lutter contre le réchauffement climatique quand la première mesure consiste à se priver d’une énergie décarbonnée et bon marché ?", lance Michel Sordi, député du Haut-Rhin. L’élu d’Alsace dénonce bien sûr la fermeture de la centrale de Fessenheim qu’il décrit comme "un gâchis humain et un gâchis financier". Ségolène Royal a affirmé "ne pas remettre en cause le nucléaire, bien au contraire (…) C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons aborder la transition énergétique". Elle a toutefois ajouté que "cela ne serait pas un service à rendre à EDF de la laisser croire que c’est dans le statu quo qu’elle pourra imaginer son avenir". Quant à la fermeture de la centrale de Fessenheim, "la question doit associer EDF qui, pour l'instant, ne s'est pas exprimée sur le sujet", a expliqué la ministre… une fois de plus, Ségolène Royal laisse entendre que la fermeture de Fessenheim est loin d’être actée.

Dans le cadre de la procédure accélérée, l’Assemblée nationale va maintenant débattre du texte jusqu’au 13 octobre prochain. Une célérité qui ne convient pas à l’opposition. Dans l’après-midi, lors des questions au gouvernement, le député UMP du Vaucluse Julien Aubert s’agaçait : "Le gouvernement a pris deux ans pour débattre sur la transition énergétique et laisse deux semaines au Parlement pour délibérer".

Ludovic Dupin

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