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Quotidien des Usines

Logo, dernier grand lunetier français, menacé de liquidation judiciaire

Lucie Thiery , ,

Publié le

Mercredi 2 novembre, le tribunal du commerce de Lyon a prolongé jusqu’au 15 novembre la période de redressement judiciaire de l’entreprise Logo, fabricant de lunettes à Morez (Jura).

Logo, dernier grand lunetier français, menacé de liquidation judiciaire © Logo

La dernière grande manufacture de la vallée morézienne dans le Jura bénéficie d’un nouveau sursis. Placée en redressement judiciaire le 12 mai dernier, l’entreprise Logo a échappé à la liquidation judiciaire le 2 novembre. Le groupe, qui emploie 172 salariés à Morez, une dizaine à Lyon et 200 dans ses filiales étrangères (États-Unis, Italie, Asie), a désormais jusqu’au 15 novembre pour trouver un éventuel repreneur.

Aucune offre de reprise officielle

Un candidat s’est d’ores et déjà présenté. Il s’agit du lunetier Cémo, une entreprise nantaise implantée à Morbier (Jura) depuis les années 80. La société Cémo (5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, 70 salariés) n’a pas encore déposé d’offre officielle de reprise au tribunal. Son projet serait assorti de "nombreuses clauses suspensives", selon le directeur industriel de l’usine de Morez, Christophe Chauve.

Le projet de Cémo prévoit de conserver 34 des 400 postes restants, la reprise des licences et de l’ensemble des actifs de Logo. Pour Sébastien Mignottet, représentant du personnel de Logo : "Cela ne constitue pas une offre, le dossier est incomplet et les clauses sont inacceptables." Contacté, Pierre Verrier, président de l’entreprise Cémo, n’a pas souhaité s’exprimer.

Le tribunal de Lyon a prolongé de deux semaines la période de redressement judiciaire de Logo pour laisser le temps à Cémo de "préciser son offre" et à d’autres repreneurs potentiels de se manifester.

Les salariés dispensés de travailler

"Les salariés sont inquiets, ils n’en peuvent plus d’attendre, l’ambiance est lourde", commente Sébastien Mignottet. Ce matin, le directeur des ressources humaines Damien Monier, a annoncé aux salariés une mesure de dispense d’activité. Les salariés verront leur salaire maintenu, mais ne seront plus tenus de se rendre aux ateliers durant les quinze prochains jours. "Cela fait 5 mois que l’activité est très réduite, nous sommes extrêmement prudents quant à l’issue de cette période de redressement judiciaire, objectivement c’est très mal engagé, car on ne peut pas vivre à court terme sans LVMH", déclare Christophe Chauve.

Le groupe Logo réalise 45 millions d’euros de chiffre d’affaires exclusivement grâce à la production et la commercialisation de montures LVMH (97 % pour la marque TAG Heuer et 3 % pour Fred). En décembre 2015, le groupe de luxe LVMH a décidé de retirer les licences de ces deux marques au lunetier jurassien, alors qu'elles couraient jusqu’en 2017. LVMH avait justifié ce retrait par une défaillance de gestion imputée à la direction et à l’actionnaire.

Si Logo venait à fermer, toute une vallée serait touchée. À Morez, berceau historique de la lunette en France, le secteur qui compte encore 1600 salariés a perdu 3000 emplois ces 30 dernières années.

Lucie Thiery

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