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Logiciels : « L'idée d'un Small Business Act à l'européenne fait son chemin »

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A l'occasion de la publication de la cinquième édition du Truffle 100, un classement des 100 premiers éditeurs français, le fonds de capital risque Truffle Capital et Syntec Informatique mettent en avant les nouvelles mesures « incitatives » du gouverneme

Logiciels : « L'idée d'un Small Business Act à l'européenne fait son chemin »

Adopté en 1953 aux Etats-Unis, le « Small Business Act » permet de réserver une part minimale des marchés publics aux plus petites entreprises (une entreprise est jugée « petite » si elle se trouve en situation de nette infériorité par rapport à toutes les entreprises de son secteur). S'il a apparemment bien rempli son rôle outre-Atlantique, le « Small Business Act » a longtemps été perçu comme une « double peine » par les petits éditeurs hexagonaux, souligne Gérard Claverie, co-président du comité éditeurs de Syntec Informatique, la chambre professionnelle des éditeurs et des sociétés de services. Ces derniers se trouvent en effet écartés du marché américain sans pour autant bénéficier de dispositions similaires sur le Vieux continent. Pour y remédier, « il faudrait que l'Europe porte une telle mesure d'une même voix », explique-t-il. Or « tous les pays ne partagent pas la même vision, notamment le Royaume-Uni qui était jusqu'ici plutôt opposé aux mesures interventionnistes. » La crise changera-t-elle la donne ?

De premières mesures « incitatives »

Rien n'est moins sûr. Mais il y a actuellement des évolutions positives. « Un Small Business Act était hors de questions en France il y trois ans, observe Bernard-Louis Roques, directeur général et co-fondateur de Truffle Capital. Or nous avons cette année un assez bon soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet », secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et de l'Economie numérique. Premier résultat : le décret d'application de l'article 26 de la Loi de modernisation de l'économie (LME) a été publié le 20 février 2009. Non contraignant, il permet aux acheteurs publics qui le souhaitent de réserver 15% de leurs marchés aux PME innovantes. Selon Gérard Claverie, l'avantage d'un tel décret « incitatif » pour le gouvernement est qu'« il n'est pas nécessaire d'obtenir l'aval de l'OMC » (Organisation mondiale du commerce).

Trop peu, trop tard ?

Lors de la présentation du Truffle 100 ce matin, les participants ont été clairs. Ils espèrent toujours un « accord européen » et rappellent que « Rome ne s'est pas faite en un jour. » Il y a en tout état de cause urgence. En 2008, le chiffre d'affaires consolidé des 100 premiers éditeurs français du classement Truffle s'élève à 3,8 milliards d'euros, soit quinze fois moins que le chiffre d'affaires de Microsoft l'an dernier (60,42 milliards de dollars). Avec un CA de 1,3 milliard d'euros en 2008, Dassault Systèmes réalise à lui seul un tiers du chiffre d'affaires combiné des 100 premiers éditeurs hexagonaux, devant Sopra et sa filiale Axway (312 millions) et Cegid (214 millions).

Christophe Dutheil

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