Logiciels de FAO InformatiqueUne orientation métierUn logiciel de fabrication assistée par ordinateur (FAO) est le complément naturel d'une CAO. Son choix se fait tout d'abord en fonction du type de production.

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Logiciels de FAO Informatique

Une orientation métier

Un logiciel de fabrication assistée par ordinateur (FAO) est le complément naturel d'une CAO. Son choix se fait tout d'abord en fonction du type de production.



L'orientation métier est devenue la principale caractéristique des logiciels de fabrication assistée par ordinateur. Ces derniers se caractérisent par une spécialisation croissante: par exemple, un mouliste n'utilisera pas le même logiciel ou la même version qu'un chaudronnier. Aujourd'hui, les "modules métier" foisonnent, de la sous-traitance en tôlerie fine à la lunetterie, en passant par la découpe en bijouterie.Cette spécialisation ne facilite pas le choix pour autant. Pour chaque métier ou presque, l'éventail reste large. Malgré une certaine maturité de l'offre, le risque de faire un mauvais choix n'est pas écarté. D'où l'importance d'une bonne méthodologie pour sélectionner le bon produit. "Le logiciel doit être jugé sur ce qui est montré, pas sur ce qu'on vous en dit", souligne Hervé Lallemand, ingénieur au service méthodes de fabrication du Cetim. Il recommande ainsi de mettre au point un "scénario d'essai". "Cela consiste à demander au fournisseur de montrer la génération d'un programme de commande numérique sur une pièce en donnant la gamme qui doit être utilisée." Les résultats seront évalués non seulement en fonction de la rapidité, mais aussi de la souplesse du logiciel. Cette souplesse - par exemple, la possibilité de modifier les cycles d'usinage - est essentielle. Deux usines ne travaillent jamais de la même manière, et c'est au logiciel de s'adapter à l'entreprise et non l'inverse.En phase de test, il existe un bon "truc" pour tester cette souplesse: prévoir d'introduire volontairement une donnée erronée et voir ensuite quel sera le travail à effectuer pour la rectifier. Autre astuce: même si l'acquéreur potentiel ne dispose pas d'un gros budget, il a tout intérêt à consulter d'abord les "grands" fournisseurs qui ont une réputation établie avant de regarder une offre plus bas de gamme. Cette démarche permet de voir ce que l'on perd en descendant en gamme et évite de passer à côté de fonctionnalités importantes. En FAO comme ailleurs prévaut la loi des "80/20": 80% de fonctionnalités communes et une différenciation sur les 20% restantes.

L'utilité d'interfaces "exotiques"

Une FAO doit être communiquante. A cette fin, les éditeurs de logiciels multiplient les interfaces de récupération de fichiers. A côté des classiques DXF, IGES, SET, la présence d'interfaces "exotiques" pourra être utile. En raison du décloisonnement croissant des entreprises, des interfaces autres que celles de récupération de fichiers CAO, par exemple avec une gestion de production assistée par ordinateur, sont les bienvenues.Quant aux plates-formes, l'alternative se pose maintenant entre la micro-informatique et le monde Unix, même si de nombreux logiciels restent disponibles sur des systèmes propriétaires. Aujourd'hui, il semble pourtant que le micro-ordinateur tende à s'imposer. Ses atouts - montée en puissance (surtout avec les micro-processeurs Pentium), convivialité, facilité de mise en réseau - pourraient favoriser son expansion au détriment des stations de travail sous Unix. Le prix joue aussi un rôle dans cette préférence, car le même logiciel est généralement moins cher en version PC Dos ou Windows qu'en version Unix.

CAO+FAOou CFAO?

Enfin, une dernière question se pose: vaut-il mieux travailler avec un logiciel de CAO et un autre de FAO ou un logiciel de CFAO, c'est-à-dire un logiciel de conception intégrant un module de fabrication ? A priori, un logiciel intégré, dont la partie conception et la partie fabrication sont basées sur une philosophie identique, est préférable. L'aspect commercial intervient également: de ce point de vue, un sous-traitant se valorise lorsqu'il déclare travailler avec des produits phares de CFAO comme Catia ou Euclid. Par ailleurs, les logiciels de CFAO se composent souvent d'une CAO liée par des passerelles à une FAO, et, dans le cas de logiciels distincts, de gros progrès ont été accomplis sur les interfaces au cours des deux dernières années. Face à l'impossibilité de trancher, le mieux est de juger sur la qualité des prestations offertes.



un environnement enrichi

En FAO, les innovations les plus marquantes concernent l'enrichissement de l'environnement: les logiciels ne se restreignent plus à la pure et simple préparation de programmes CN. Ils deviennent de véritables outils d'optimisation de la production grâce à des fonctions de gestion de la documentation technique, de la sous-traitance et des devis.De plus en plus de logiciels offrent la possibilité de simuler l'exécution des programmes de commande numérique. Une tendance à l'automatisation du traitement des pièces émerge également. Certains systèmes proposent aujourd'hui des "macro-usinages". A l'instar des features en CAO, ceux-ci permettent à l'utilisateur de définir des opérations standards (perçage, taraudage, etc.) qui reviennent fréquemment.

UN INVESTISSEMENT ACCESSIBLE

Tout comme la CAO, la FAO est devenue un outil à la portée de tous. L'offre est très modulaire et les prix dépendent des fonctionnalités (type et nombre de fonctions d'usinage, d'axes commandés), mais le ticket d'entrée peut être situé aux alentours de 50000francs, qui se répartissent comme suit:

Logiciel: le coût moyen par poste d'un produit conçu pour du tournage ou du fraisage peut être estimé à 30000francs.

Matériel : les systèmes sur micro-ordinateur sont capables de tourner sur un PC de type 386, mais il faut se doter d'une machine un peu plus "musclée", soit un 486, ce qui représente un coût d'environ 10000francs.

Post-processeur: il en faut un par type de machine à commande numérique. Il peut être fourni

ou non avec le logiciel. Dans tous les cas, il est préférable que le fournisseur le réalise. En l'absence de spécialistes, un post-processeur est relativement difficile à écrire Il existe également des générateurs de post-processeurs, qui sont des logiciels paramétrables en fonction de la machine. Dans tous les cas,

le prix dépend de la fonctionnalité. En tournage, il en existe à partir de 1000francs, mais il faut plutôt compter entre 8000 et 20000francs. En fraisage,les prix s'échelonnent entre 15000 et 30000francs.

Formation : si deux ou trois jours peuvent parfois suffire, une semaine paraît souhaitable. Les éditeurs de logiciels et SSII facturent la journée 5000francs en moyenne.

Assistance : comme pour tout logiciel, il est nécessaire d'inclure un contrat de maintenance,

de l'ordre de 10% du prix du logiciel par an. La plupart des éditeurs proposent une "hot line" d'assistance téléphonique, parfois payante, parfois gratuite.



Centre technique des industries mécaniques (Cetim), 52, avenue Félix-Louat 60300 Senlis.

Tél. : (16) 44-58-32-66. Agence de la productique (Adepa),17, rue Périer 92120 Montrouge. Tél. : (1) 46-57-12-70.

USINE NOUVELLE - N°2473 -

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