LogicielARIBA DOPE PAR L'ESSOR DES PLACES DE MARCHEVenue de la gestion électronique des achats, la start-up Ariba a acquis une position dominante dans le secteur des places de marché. Il reste à gérer l'intégration de son offre avec ses deux partenaires, IBM et I2.

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ARIBA DOPE PAR L'ESSOR DES PLACES DE MARCHE

Venue de la gestion électronique des achats, la start-up Ariba a acquis une position dominante dans le secteur des places de marché. Il reste à gérer l'intégration de son offre avec ses deux partenaires, IBM et I2.



Elle a tout juste 4 ans, et c'est déjà une référence. Malgré plus de 300 millions de dollars de pertes, Ariba vient de rejoindre Microsoft, Cisco ou Dell au sein du Nasdaq100, le panel des cent premières capitalisations mondiales pour les valeurs technologiques. Un entrée dans le " saint des saints " qui couronne une croissance de 515 % sur l'année 2000, et une position dominante sur le segment des places de marché. Pesant 279 millions de dollars, Ariba a participé à la création de 218 places de marché, dont 40 en Europe. Ses clients vont de BMW à Lucent, en passant par Texas Instrument ou Rubbernetwork, la place de marché des grands du pneumatique. Un succès lié à son logiciel de gestion des achats, Ariba Buyer, mais aussi à Ariba MarketPlace, sa plate-forme pour créer des places de marché, et à Ariba Network, une gamme de services qui facilite la mise en oeuvre des systèmes. Mais aussi large soit-elle, cette offre n'est pas suffisante. Les places de marché nécessitent des infrastructures techniques très complexes, et Ariba n'en possède que des briques. Conscient du problème, l'éditeur a acheté plusieurs sociétés cette année afin de renforcer sa technologie, notamment dans le domaine des enchères en ligne ou la recherche de fournisseurs. Mais il a surtout associé son offre à celle de partenaires de renom, dont I2, société qui excelle dans le domaine de la logisti- que, ou encore IBM, qui apporte ses outils de middleware et ses équipes de développement.

Fournir une offre complète l'année prochaine

Aujourd'hui, les trois partenaires travaillent à l'intégration de leurs solutions respectives, afin de fournir une offre complète dans le courant de l'année prochaine. Pour autant, ces alliances ne sont pas dépourvues d'ambiguïté. IBM dispose ainsi d'une offre simi- laire à celle d'Ariba, et I2 a noué des accords avec un concurrent, Broadvision. Malgré ces recouvrements, l'avenir d'Ariba reste étroitement lié à sa capacité d'intégrer sa gamme de produits à celles de ses partenaires. Car c'est un facteur critique pour nombre de clients : " J'ai bien assez de choses à intégrer et à tester pour m'encombrer de logiciels qui ne couvrent pas la totalité de mes besoins ", souligne Pierre Cluny, P-DG de Industriessuppliers.com. Dans le même temps, Ariba doit aussi affronter Oracle qui, avec Oracle Exchange, prétend à lui seul disposer d'une offre équivalente à celle des trois partenaires. " Personne n'est capable aujourd'hui de fournir une solution complète, rétorque Ben Wright, vice-président chez Ariba. Nous privilégions une approche ou- verte, combinant les meilleures briques de trois éditeurs, là où d'autres cherchent à enfermer leurs clients dans des technologies propriétaires. Notre chiffre d'affaires, le nombre des places de marché opérationnelles et de clients d'Ariba démontrent la force de notre modèle économique. " Pour l'heure, néanmoins, tout reste à prouver. Oracle a affirmé, en septembre dernier, qu'il était passé devant Ariba avec le plus grand nombre de places de marché opérationnelles, et l'entrée en scène de Microsoft, associé à CommerceOne et SAP, devrait également donner naissance à une offre d'envergure capable de concurrencer les deux autres.



Rightworks, un nouveau concurrent pour Ariba

Le secteur des places de marché ne cesse de susciter des vocations. Après Ariba ou CommerceOne, l'éditeur RightWorks s'installe à son tour en France. " La première vague des solutions de places de marché a été sélectionnée sous la pression des actionnaires qui souhaitaient que les entreprises prennent vite le virage Internet. Nos clients ont eu une première expérience : RightWorks sera leur deuxième achat ", affirme, sans complexe, Pascal Podvin, vice-président Europe du Sud de RightWorks. Soutenue par Internet Capital Group, la start-up a bénéficié, depuis 1996, de plus de 620 millions de dollars d'investissements pour développer une technologie compatible avec les grands éditeurs du marché (SAP, IBM) et ses concurrents directs. En France, la place de marché AchatsPro a déjà adopté la suite applicative de RightWorks.

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