Quotidien des Usines

Lisi Automotive ferme Thiant au profit du site de Dasles

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Dans le cadre d’un regroupement de sa production d’écrous, la division automobile du groupe Lisi va fermer son usine de Thiant (Nord). Les salariés nordistes montent au créneau avec l’appui des élus locaux qui dénoncent une externalisation vers la région Franche-Comté.

Lisi Automotive ferme Thiant au profit du site de Dasles © Fotolia

Suite à la baisse de son chiffre d’affaires qui s’élevait à 426,6 millions d’euros en 2012 (-4,4 % par rapport à 2011), Lisi Automotive a décidé de fermer son usine de Thiant (Nord) pour concentrer sa production d’écrous sur un nombre restreint de sites, en l’occurrence sur Dasles (Doubs) et Delle (Territoire de Belfort), en Franche-Comté.

Thiant emploie 107 salariés qui craignent un déménagement de leur outil de production dès cet été 2013, la direction ayant décidé de fermer le site nordiste deux semaines cette année en août. "Notre usine a toujours tourné à plein et n’a jamais fermé ses portes. Notre carnet de commandes est rempli. Nous assistons à un pillage industriel d’une région à une autre. Notre stock, qui était basé à Onnaing, est déjà partie en Franche-Comté", avance Jérôme Six, délégué syndical CGT de Lisi Automotive de Thiant.

"Habiller Pierre en déshabillant Paul"

"La région Franche-Comté a mis 9 millions d’euros dans le projet d’investissement de Lisi Automotive sur son site de Dasles et les collectivités territoriales ont abondé. Nous dénonçons cette pratique qui revient à habiller Pierre en déshabillant Paul", ajoute Bertrand Péricaud, président de la commission développement économique au Conseil régional Nord-Pas-de-Calais.

Pour Pierre de Saintignon, premier vice-président du Conseil régional Nord–Pas-de-Calais, rien ne justifie le refus du préfet et de la direction de Lisi Automotive de recevoir les élus locaux en présence des organisations syndicales pour échanger sur l’avenir du site de Thiant. De son côté, Jean-Pierre Delannoye, responsable régional CGT Métallurgie, parle d’une possibilité de rendre les machines de Thiant moins compétitives techniquement. "Il y a des clefs qu’on peut retirer", lance-t-il.

Geneviève Hermann

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