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Lisi Aerospace robotise la pose de fixations sur les structures aéronautiques

Frédéric Parisot , ,

Publié le

Au salon du Bourget, le spécialiste français de la fixation Lisi Aerospace présente un prototype de ligne robotisée pour l'assemblage de structures aéronautiques. Le robot, développé en partenariat avec le fabricant allemand Kuka, est capable d'installer des fixations en aveugle et en automatique.

Lisi Aerospace robotise la pose de fixations sur les structures aéronautiques

Il est peu courant d'apercevoir un robot industriel dans les allées du salon du Bourget... Celui-ci trône en bonne place sur le stand Lisi Aerospace. L'équipementier français, spécialisé à la fois dans la fabrication de fixations et de composants structurels pour les structures aéronautiques, présente une nouvelle solution pour la pose de fixations "en aveugle". Il s'agit de fixations sur des structures dont l'opérateur ne peut accéder qu'à un seul côté à la fois, ce qui est le cas pour la plupart des panneaux de fuselage. "D'ordinaire ces fixations en aveugle se font soit par rivetage, soit avec deux robots synchronisés qui travaillent chacun d'un côté du panneau, mais il n'existait pas de solution complète pour effectuer ces opérations rapidement et de manière autonome", indique Nicolas Pichard, directeur marketing de Lisi Aerospace.

Une tête, six opérations

Le groupe français, qui emploie 7400 personnes pour un chiffre d'affaires de 788 millions d'euros, a développé ce nouvel outil avec Kuka, fabricant de robots, et sa filiale Alema Automation spécialisée dans l'automatisation du perçage et du rivetage. Le robot est équipé d'un préhenseur à barillet qui lui permet de réaliser toutes les opérations. D'abord, il perce les deux panneaux à assembler, puis il insère des agrafes qui maintiennent temporairement les panneaux collés l'un à l'autre. Ensuite, il perce les trous définitifs prévus par l'avionneur pour les fixations aveugles. Ces dernières arrivent déjà enduites de mastic par un conduit spécial, elles sont insérées dans les trous, et pour finir le robot retire les agrafes temporaires. "Un seul robot peut assurer l'assemblage d'une structure complète, et le travail est plus rapide et répétable qu'avec les techniques déjà existantes", assure Nicolas Pichard.

Frédéric Parisot 

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