Liquidation judiciaire prononcée pour Bosal-le-Rapide

En redressement judiciaire depuis septembre, l’équipementier Bosal-le-Rapide, basé à Beine-Nauroy (Marne), n’a pas suscité l’intérêt de repreneur. Le tribunal de commerce de Reims vient de prononcer la mise en liquidation, mais les salariés ne veulent pas lever l’occupation de l’usine avant d’obtenir certaines garanties dans le cadre du plan social qui va prochainement s’ouvrir.

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Liquidation judiciaire prononcée pour Bosal-le-Rapide

L’annonce par le tribunal de commerce de Reims (Marne), mardi 25 février, de la liquidation judiciaire du fabricant de galeries de toits pour véhicules utilitaires Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy (Marne) n’a pas constitué une surprise pour les 58 derniers salariés de cette entreprise, qui, depuis une semaine, s’attendaient à une telle issue. Mais ils maintiennent l’occupation de leur usine pour conserver "des moyens de pression" face au groupe Bosal, basé au Benelux, à quelques jours de l’ouverture du plan social.

Le liquidateur nommé par le tribunal de commerce, après avoir rencontré les délégués du personnel, a fixé au 5 mars la réunion d’ouverture du plan social. "En attendant, les salariés continuent d’occuper les locaux 24 heures sur 24 afin d’empêcher tout démantèlement et tout transfert vers d’autres sites, qu’il s’agisse du parc machine, du stock de produits finis et de matières premières, indique le responsable régional de la métallurgie CGT, Laurent Gérardin, ancien salarié de Bosal-le-Rapide. Car tout cela a une valeur marchande. C’est désormais leur seul moyen de faire pression dans la procédure qui va s’ouvrir."

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Plainte du CE contre le groupe Bosal

Comme leurs 93 collègues licenciés début 2012 après la fermeture des ateliers de fabrication d’attelages automobiles - lesquels représentaient auparavant deux tiers de l’activité de l’usine marnaise -, les salariés de Bosal-le-Rapide demandent des conditions qui leur permettent de "sortir la tête haute".

Concrètement, ils réclament une prime extra-légale de 25 000 euros, une cellule de reclassement et le prolongement de leur mutuelle durant six mois. "Ces conditions avaient été actées dans le premier plan social en cas de nouveau PSE dans les deux ans, précise Laurent Gérardin en craignant un refus de la part de Bosal. C’est un groupe international qui a géré au mieux de ses intérêts la délocalisation de notre activité principale vers des pays de l’Est, à faibles coûts de main-d’œuvre, et qui reste dans cette logique au mépris de ses salariés champenois. Le comité d’entreprise vient d’ailleurs de porter plainte pour faillite frauduleuse et détournement."

Philippe Schilde

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