Quotidien des Usines

Liquidation avec poursuite d’activité pour SN SMSL

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Le tribunal de commerce de Coutances (Manche) a prononcé le 31 août la liquidation judiciaire, mais avec poursuite d’activité jusqu’au 30 septembre, de la société nouvelle Serrurerie et Métallerie Saint-Loise.

Liquidation avec poursuite d’activité pour SN SMSL
Site SMSL d'Agneaux
© Google Maps

Coup dur pour les 46 salariés restants de SN SMSL (société nouvelle Serrurerie et Métallerie Saint-Lois), un ancien fleuron de l’industrie bas-normande basé à Agneaux (Manche). SN SMSL est spécialisée dans la fabrication de charpentes métalliques.

L’entreprise, dont une partie des salariés est actionnaire depuis octobre 2010, ne peut plus faire face à ses difficultés financières après un second placement en redressement en avril dernier, suivi du licenciement de 20 salariés. Ses difficultés avaient commencé avec la perte d’un important contrat et la dégradation de l’environnement économique a fait le reste.

Selon un membre du tribunal de commerce de Coutances, "la poursuite d’activité est motivée par trois raisons. D’abord l’entreprise doit assurer la fin de ses commandes. Ensuite, les modalités des procédures de licenciement doivent être présentées au personnel. Enfin, un repreneur potentiel d’une partie de l’activité s’est dit intéressé, sans toutefois avoir pour l’heure déposé de dossier de reprise". La porte reste donc ouverte à d’éventuels candidats jusqu’à la fin du mois de septembre.

Une partie des salariés de la PME avait, sous la houlette de Guy Boucher, un cadre à la retraite aujourd’hui président de la SN SMSL, tenté en octobre 2010 un sauvetage inédit de leur entreprise, l’ancienne SMSL alors en grande difficulté, en préservant 74 des 230 emplois.

Ils avaient ainsi créé une formule juridique innovante : deux holdings avaient été mises en place, l’une pour les salariés devenus actionnaires, l’autre pour des investisseurs privés, la direction de l’entreprise étant assurée par un comité de direction formé de cinq représentants du personnel actionnaire et de cinq investisseur privés. Les salariés détenaient 16 % du capital et les investisseurs privés 84 %. De son côté, la région Basse-Normandie, intéressée à sauver un maximum d’emplois, avait assuré un prêt de 500 000 euros à la nouvelle entreprise.
 

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