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Quotidien des Usines

Licenciements imminents et grève illimitée chez le plasturgiste MGM

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Publié le

Social

Triple dégraissage chez MGM France. Le fabricant de pièces en plastique pour les secteurs de l’automobile et de l’électroménager engage un plan social sur les sites de Rouvray (Côte-d’Or), de Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle) et l’antenne administrative de Villefranche-sur-Saône (Rhône), qui accueille notamment le bureau d’études.

A l’issue du comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu jeudi à Limoges, les 99 postes initialement visés ont été ramenés à 96. « Une petite concession », dont Jacques Morosini, délégué syndical CFE-CGC au sein de l’usine de Villers-la-Montagne, ne se satisfait pas.

Sur les sites lorrain et bourguignon, les représentants du personnel s’obstinent à penser que le sacrifice sera vain, la perte d’emplois ne s’accompagnant pas, selon eux, des mesures nécessaires à la survie de l’entreprise. Acculée à une dette de 9 millions d’euros, l’entreprise exclut toute prime supra-légale de licenciement aux salariés appelés à partir, mais a cependant consenti un budget formation de 100 000 euros.

Face aux salariés inquiets qui ont formé depuis jeudi un piquet de grève devant les locaux de Villers-la-Montagne, la direction tire à sa manière la sonnette d’alarme. « Si le mouvement ne cesse pas d’ici mardi, les clients vont reprendre leurs moules et on va droit à la liquidation judiciaire », lâche Henry Noblet, directeur des ressources humaines de MGM.

Quelle que soit l’issue de la contestation, réputée « illimitée », le sort de MGM est pour le moment entre les mains du tribunal de commerce de Limoges. Le juge commissaire statuera demain sur les mesures de restructuration prises à la suite du redressement judiciaire prononcé le 14 septembre.

Pour sécuriser le plan de continuation prévu sur 8 ou 9 ans, poursuit Henry Noblet, d’autres initiatives, comme la « renégociation des crédits baux », devraient voir le jour en décembre. Afin d'épurer le tiers de sa dette, MGM pourrait vendre les murs de ses usines implantées en Côte-d’Or, Meurthe-et-Moselle et Saône-et-Loire au conseil général de chacun de ces trois départements. Un projet qualifié « d'hypothétique » par Christian Perbet, représentant FO sur le site de Rouvray.

Avec un chiffre d’affaires qui a fondu de moitié depuis trois ans, l’équipementier écope d’un double handicap. A la crise automobile s’ajoute en effet une politique des prix très en-deçà du marché, héritée du temps où l’italien Ergom était propriétaire de l’entreprise. Si la direction promet que le sacrifice demandé permettra de remettre le fabricant sur pied, les syndicats doutent de la capacité à fonctionner une fois l’effectif réduit. Alors qu’ils réclament un nouveau repreneur, les premiers licenciements sont attendus d’ici la fin du mois.

Marie Herbet

 

MGM en chiffres :
Chiffre d’affaires 2010 : 15 millions d’euros
Siège social : Limoges
Effectif : 271


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