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LeWeb’12 : Londres, Moscou et Paris, le match des capitales numériques

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Fleur Pellerin, la directrice exécutive de Tech City à Londres et la directrice adjointe du projet de cité numérique russe Skolkovo ont clos la première journée de la conférence LeWeb’12 en évoquant  le développement des Silicon Valley européennes.

LeWeb’12 : Londres, Moscou et Paris, le match des capitales numériques © Palagret - Flickr - C.C.

Le 4 décembre, la conférence LeWeb 2012 Paris a réuni Londres, Moscou et Paris autour de la question d’un écosystème numérique européen. La Russie était représentée par Katia Gaika, directrice adjointe du Cluster IT de la fondation Skolkovo, la Grande-Bretagne par Joanna Shields, la nouvelle directrice exécutive de la société d'investissement de Tech City à Londres et la France par Fleur Pellerin, ministre de l'Innovation, des PME et de l'Economie numérique.

Une mission pour Paris Capitale Numérique

Fleur Pellerin a pu s'exprimer sur les atouts de la France en matière d'accueil des entreprises du numérique alors qu'elle vient de charger Tariq Krim de la mission de préfiguration du projet "Paris capitale numérique" portée par la CDC. Le patron de Jolicloud, fondateur de Netvibes, établira une cartographie des "talents émergents de la filière numérique". Le même type de travail sera engagé dans les "autres territoires déjà fortement mobilisés autour de leur pôle numérique." "Nous voulons créer une grande zone de start-up à Paris", a confirmé la ministre à la table ronde.

A l’occasion de sa visite de Vente-Privee.com , elle avait expliqué à l’Usine Nouvelle rechercher des zones géographiques comme la Plaine-Saint-Denis (siège de l’entreprise) où il reste du foncier disponible et accessible, et avec un terreau numérique déjà favorable. Elle a aussi évoqué Montreuil par exemple ou, à d’autres occasions, Ivry-sur-Seine dans le Sud-Est de Paris.

Skolkovo, la cité innovante virtuelle

De leur côté, Moscou et Londres ont un même objectif, mais avec deux démarches différentes. "La Russie a beaucoup d'argent et doit l’utiliser, raconte Katia Gaika. Nous avons des ressources naturelles mais aussi beaucoup de talents scientifiques en informatique, en mathématiques, en physique, etc. Et Skolkovo a déjà attiré 700 start-up. Nous avons 65 universités à Moscou, mais c’est une sorte de MIT que nous cherchons à créer."

+Le centre d’innovation russe dont l’objectif est d’attirer des compétences internationales liées au numériques pour développer projets et infrastructures sur le sujet. Le projet est situé au sud de Moscou. "Mais il y a une quinzaine de grande villes dans ce programme qui fonctionnera aussi comme un cluster virtuel, précise la directrice adjointe. Nous n’oublions pas Novossibirsk,  Irkoutsk, etc."

La Tech City dans la surenchère

Alors que Fleur Pellerin rapellait l’existence des 70 pôles de compétitivité et le dynamisme de certaines villes comme Nantes ou Rennes, Joanna Shields a assuré que Tech City bénéficiait à l’ensemble de la Grande-Bretagne. Le programme londonien qui assure regrouper plus de 1 200 jeunes pousses soutient le numérique dans la capitale.

Favoriser le développement des PME numériques, mais aussi attirer les géants et les investisseurs, tels sont en effets les principaux défis de ces nouvelles cités numériques. Joanna Shields a ainsi rappelé que Google venait d’ouvrir à Londres un grand campus pour start-up et que Facebook soutenait aussi les initiatives britanniques. Alros que Intel et Microsoft ont déjà des implantations à Skolkovo.

Face à ses deux interlocutrices russe et britannique, Fleur Pellerin a expliqué quant à elle, que pour attirer les investisseurs en soutien aux jeunes pousses numériques, les décisions européennes permettant de garder un euro solide étaient essentielles. Ce à quoi Katia Gaika a répondu que la Russie était dans une meilleure forme que l’Union Européenne et disposait déjà de quelque 45 fonds pour financer l’indispensable économie du savoir dont elle a besoin.

Moins sérieusement, la directrice adjointe du projet russe a rappelé qu’il ne fallait pas oublier que c’était aussi le climat très favorable qui attirait les meilleurs en Californie ou à Sophia-Antipolis. "A Skolkovo, nous avons pensé à construire un dôme qui conserverait toute l’année le soleil d’été !"

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