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Levée de bouclier contre le rapport Duron

Sylvain Arnulf ,

Publié le

La remise du rapport Duron, résultat du travail de la commission Mobilité 21, et sa validation par Jean-Marc Ayrault, suscitent une importante levée de boucliers de la part des régions concernées par les reports de projets de Lignes à grande vitesse (LGV). Les représentants des collectivités locales du Sud-ouest et de l’Est s’insurgent respectivement contre la suppression de la LGV Bordeaux-Hendaye et de la LGV Rhin-Rhône dans lesquelles elles avaient placé beaucoup d’espoir.

Levée de bouclier contre le rapport Duron © SNCF Médiathèque - CHRISTIAN DELEMARRE

Le rapport Duron, remis ce jeudi 27 juin au Premier ministre, entraine de vives réactions de la part des élus concernés par les suspensions de constructions. Au cœur des récriminations, la suppression des LGV Bordeaux-Hendaye et Rhin-Rhône largement soutenues par les territoires qui ont déjà investi de lourdes sommes en des retombés économiques le plus rapidement possible.

Le Sud Ouest en première ligne

Les réactions les plus virulentes se sont faites entendre depuis le Sud Ouest : Raymond Coutrec, maire de Béziers, a réagi sur France Info pour protester contre la suspension du projet de construction de la ligne Montpellier-Perpignan dont la viabilité économique est remise en cause par le gouvernement :"On nous dit c’est foutu, c’est perdu : il faudra recommencer plus tard !", s’est indigné Raymond Coutrec.

Henri Emmanuelli, député de la troisième circonscription des Landes, s’est quant à lui insurgé dans le journal régional Sud Ouest contre le report de la ligne Bordeaux-Hendaye : "Je comprends les difficultés de l’État mais il existe des solutions d’ingénierie financière alternatives. Je veux rappeler au Premier ministre que la France ne s’arrête pas en dessous de Nantes".

Toujours dans Sud Ouest, Jean-Alain Mariotti, président de la chambre de commerce et d'industrie de Lot-et-Garonne, déplore l’attitude de Premier ministre qui se refuse à engager la construction de cette LGV mais qui agit de façon "inverse" avec l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Ils sont ainsi nombreux, à l’image de Georges Labazée, président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, Alain Rousset, président PS de la Région Aquitaine ou encore la député et maire de Pau Martine Lignières-Cassou à refuser de croire en la suppression de la LGV Bordeaux-Hendaye. Les investissements déjà consentis dans le tronçon allant jusqu’à Bordeaux étant considérables. "Le match n’est pas terminé", a conclu la député-maire.

Twitter s'enflamme

Cependant, les projets reportés après 2030 ne concernent pas seulement le Sud-ouest : la LGV Rhin-Rhône est également mise entre parenthèses provoquant la consternation de Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin qui s’est dit,  selon des propos rapportés par L’Est Républicain "à la fois désespéré et outré" évoquant même une sanction contre une Alsace qui "aurait mal voté ". De même, le président du conseil général du Haut-Rhin, l’UMP Charles Buttner, parle d’un "scandale sans nom" et entend s’adresser directement au Président de la République.

La Twittosphère n’est pas en reste, anonymes et politiques ont réagi abondamment à commencer par l’ancien ministre des Transports Dominique Bussereau :

 

C’est le Premier ministre qui est le plus visé par les attaques sur le réseau social, de nombreux élus lui reprochent son soutien au rapport alors que ce dernier maintient coûte que coûte le projet de construction de l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes :

 

Par ailleurs, l’actuel ministre des Transports, Frédéric Cuvilliers, s'est vu interpellé directement sur Twitter :

Seuls les représentants écologistes semblent satisfaits par les orientations prises par Mobilité 21 :

 

Le rapport Duron privilégie en effet la rénovation des lignes déjà existantes plutôt que la construction de nouvelles infrastructures coûteuses.

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1 commentaire

Nom profil

28/06/2013 - 11h06 -

Gouverner c'est choisir ; choisir c'est renoncer. Le TGV est un transport rapide de personnes, pas de biens. Par contre, nous avons besoin de baisser le coût (et la facture CO2) du transport de biens, ce que le rail - ou le fluvial - permettent, si on prend soin de moderniser ces moyens. Si c'est utile, les lignes modernisées pourront être "LGVavbles" plus facilement par la suite - si le nucléaire est encore là.
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