Quotidien des Usines

Lettre d'un maire à Arnaud Montebourg pour sauver une biscuiterie

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Le maire de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime) a envoyé une lettre au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, afin qu'il intervienne dans le dossier de la biscuiterie les Comptoirs du biscuit, qui emploie 72 salariés. La maison-mère serait à l'origine des difficultés de la société.

Lettre d'un maire à Arnaud Montebourg pour sauver une biscuiterie © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Les entreprises citées

Sauvez la biscuiterie de Saint-Jean-d'Angély ! Ce cri de détresse, adressée dans une lettre ouverte à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, vient du maire de la petite ville de Charente-Maritime, qui en appelle aux pouvoirs publics pour préserver la biscuiterie les Comptoirs du biscuit, société de 72 salariés et 70 intérimaires, créée avant la Seconde Guerre Mondiale.

"Dans une région rurale aussi fragile économiquement que la nôtre, sa disparition aggraverait fortement une situation économique et sociale déjà difficile", a écrit le maire divers-droite, Paul-Henri Denieuil.

Monique Piffaut, propriétaire de la maison-mère, à l'origine de la liquidation

Placée en redressement judiciaire par le tribunal de Commerce de Paris le 4 juillet, les Comptoirs du biscuit sont une filiale de la Financière Turenne-Lafayette, groupe qui appartient à Monique Piffaut, propriétaire de nombreuses entreprises dans l'agroalimentaire, comme Panzani et William Saurin. Selon le maire, la femme d'affaires serait à "l'origine de la décision de liquidation du tribunal" et aurait plombé les comptes de la société en contractant un crédit-bail de plusieurs millions d'euros au nom de la biscuiterie.

Mme Monique Piffaut refuse également une offre de reprise proposée par la société Bouvard, un autre fabricant de biscuits, qu'elle considère trop basse. L'offre est pourtant jugée "sérieuse" par le maire.

Une enveloppe de 250 000 euros pour la totalité des salariés

Le 19 juillet, les salariés ont manifesté devant le siège du groupe à Paris afin de faire part de leur colère concernant le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) présenté la veille. Il contient une enveloppe unique de 250 000 euros pour la totalité des salariés. "C'est inacceptable" s'est étranglé René Bersier secrétaire adjoint du comité d’établissement de la biscuiterie, au journal Sud-Ouest.

Le maire de Saint-Jean-d'Angély a ajouté dans sa lettre au ministre vouloir être "reçu le plus rapidement possible. Les contrats avec la grande distribution risquant d'être rompus à brève échéance, faute d'être honorés. Toute perspective de reprise serait alors anéantie."

Timothée L'Angevin

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