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Les vins et spiritueux français ont décroché à l’export en 2014

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Après un léger recul en 2013, les ventes de vins et spiritueux français à l’étranger ont à nouveau reculé en 2014, marquée par la chute des ventes de cognac et de vins de Bordeaux en Chine.

Les vins et spiritueux français ont décroché à l’export en 2014 © D.R.

C’est un des principaux secteurs excédentaires de la balance commerciale française qui flanche. Pour la deuxième année consécutive, les ventes de vins et spiritueux français à l’étranger ont reculé, selon les chiffres communiqués le 11 février par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux français (FEVS). Elles ont totalisé 10,78 milliards d'euros en 2014, soit un repli de 2,8% après une baisse de 0,4% en 2013. Avec une contribution positive de 9,5 milliards d'euros à la balance commerciale de la France, dont il a représenté pendant longtemps le deuxième poste excédentaire, le secteur rétrograde à la troisième place derrière l'aéronautique et la chimie-parfums et cosmétiques. "C’est la troisième meilleure année du secteur pour nos exportations", a cependant nuancé Christophe Navarre, le président de la FEVS, parlant simplement "d’une baisse modérée".

Cognac et vins Bordeaux principales victimes

Les trois principaux contributeurs sont restés le Champagne (22 %), le Cognac (20%) et les vins de Bordeaux (16,5 %). Mais les ventes ont reculé à la fois en volume et en valeur. Principales victimes : les vins de Bordeaux, qui ont reculé de 9,5 % en volume et 17,1 % en valeur et le Cognac. "Dans le bordelais, le secteur a fait face à une remise à niveaux après des années exceptionnelles tant en volumes qu’en qualité jusqu’en 2012", explique la FEVS.

Quant au Cognac, qui représente les deux tiers des ventes de spiritueux français à l’export, ses ventes ont chuté de 4,6 % en volume et de 7,6 % en valeur. Une nouvelle fois, la Chine et les mesures anti-corruption sont principalement responsables de ce recul, après des années d’euphorie. Et 2015 pourrait être aussi difficile, selon Christophe Navarre, le président de la FEVS et PDG de Moët-Hennessy (LVMH). Selon lui, "le contexte en Russie a également eu des répercussions sur la demande intérieure pour les vins et spiritueux français, même si il n’y a pas d’embargo".

Bonne santé des Etats-Unis et du Champagne

Deux bonnes nouvelles sont cependant à noter pour le secteur en 2014. Le marché américain a confirmé sa reprise, avec une croissance des achats des vins et spiritueux français de 4 % à 2 milliards d’euros. Le champagne a par ailleurs poursuivi sa progression. Les ventes se sont établies à 2,4 milliards d'euros, soit une hausse de 7,8%, grâce aux Etats-Unis notamment.

Pour 2015, la FEVS prévoit une année stable. Mais le contexte de baisse de l’euro face au dollar pourrait jouer en faveur des vins et spiritueux français. Déjà des signes se font déjà sentir aux Etats-Unis, où les vins de Bordeaux sont repassés sous le seuil psychologique de 20 dollars, selon la FEVS.

Adrien Cahuzac

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