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Quotidien des Usines

Les Verreries de Masnieres en liquidation judiciaire

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Publié le

Sans surprise, le tribunal de commerce de Douai (Nord) a placé les Verreries de Masnières (Nord) en liquidation judiciaire. Toutefois, comme un ultime délai, le tribunal a accordé une nouvelle période d’observation jusqu’au 17 mars prochain. Près de 500 emplois directs et autant d’emplois indirects sont au cœur de ce dossier, l’entreprise étant le premier employeur privé du territoire de Cambrai.

Les Verreries de Masnieres en liquidation judiciaire © D.R

C’est dans un contexte extrêmement tendu que le tribunal de commerce de Douai (Nord) a prononcé la mise en liquidation des Verreries de Masnieres, une entreprise spécialisée dans la fabrication de flacons de parfumerie et cosmétique haut de gamme, avec une période d’observation accordée jusqu’au 17 mars 2015.

Le tribunal a pris cette décision, compte tenu du profond désaccord constaté entre le groupe autrichien Stölzle et le syndicat majoritaire, la CGT. Ce dernier refuse de signer le plan de restructuration qui prévoit le licenciement de 108 salariés, une augmentation de 12 % du temps de travail imposée par le passage de cinq à quatre équipes, en contrepartie d’une augmentation de salaire de 5 % et de l’instauration d’une prime variable. La société compte près de 500 emplois directs, dont 397 CDI, 65 intérimaires et 25 CDD.

Pour comprendre la situation au sein de cette usine, il est nécessaire de rappeler que le syndicat CGT avait accepté, en décembre 2013, le plan de cession de l’entreprise, appartenant alors groupe Bormioli Rocco, au groupe autrichien Stölzle. Ce plan prévoyait notamment un gel des salaires sur trois ans, une augmentation du temps de travail. En contrepartie, le groupe autrichien s’était engagé à investir 30 millions d’euros sur trois ans pour rénover l’un des deux fours et moderniser trois lignes de production.

La CGT rejette le nouveau plan de reprise

Contre toute attente, moins d’un an après avoir racheté la verrerie, Stölzle saisit en octobre 2014 le tribunal de commerce pour solliciter une mise en redressement judiciaire. Depuis, le groupe verrier autrichien a présenté au personnel un nouveau plan de reprise.

C’est ce plan que la CGT refuse de signer, prétextant qu’il s’agit d’une renégociation de l’accord de compétitivité initial, et estimant que le groupe autrichien ne respecte ses engagements, tant sur les salaires, sur le temps de travail que sur les investissements industriels prévus. Cette décision de la CGT est toutefois vivement critiquée par une partie des salariés, soutenus par les élus locaux. Ces derniers demandent la signature du plan proposé, pour "sauver l’entreprise, même partiellement".

Francis Dudzinski

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