Les vaccins recommandés… bientôt obligatoires ?

Le comité de la concertation citoyenne sur la vaccination, voulue par Marisol Touraine, a rendu ses conclusions, mercredi 30 novembre.

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Les vaccins recommandés… bientôt obligatoires ?

La relation entre la patrie de Louis Pasteur et les vaccins reste compliquée. La preuve : selon un sondage réalisé par Ipsos pour les entreprises du médicament (Leem), le niveau de confiance des Français dans les vaccins est encore en baisse. Seul un Français sur deux considère aujourd’hui que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques. Et la conséquence de cette méfiance est la recrudescence des maladies qui auraient dû appartenir au passé comme la coqueluche, rougeole, méningite, poliomyélite ou la variole.

C’est pour rétablir la confiance des Français envers la vaccination que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a ouvert un grand débat public en janvier dernier. Le comité de cette "concertation citoyenne" a rendu ses conclusions, le mercredi 30 novembre. Il suggère de rendre obligatoires les vaccins jusque-là recommandés pour les enfants de moins de deux ans : la coqueluche, le virus de l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, le méningocoque C et les virus de la rougeole, des oreillons, de la rubéole. Cette mesure ne serait que temporaire, le temps de lever les doutes des Français sur ces vaccinations, selon le comité.

Une méconnaissance du statut vaccinal

Pour faciliter sa mise en œuvre, le comité recommande une prise en charge intégrale du coût des vaccins par le régime obligatoire de l’Assurance-maladie, soit un montant d’environ 150 millions d’euros par an. Marisol Touraine a d’ailleurs demandé à la Direction générale de la santé, à la Direction de la sécurité sociale et à Santé publique France d’étudier ces propositions, qui doivent par ailleurs faire l’objet d’une évaluation juridique et financière.

Parmi les autres propositions du comité, la mise en place du carnet de santé électronique. Une des raisons pour laquelle les Français sont réticents à se faire vacciner étant qu’ils ne connaissent pas leur statut vaccinal. La mesure est actuellement testée en Aquitaine et en Auvergne Rhône-Alpes. Le comité a également soutenu la mesure autorisant les pharmaciens à vacciner contre la grippe les patients munis d’une prescription d’un médecin.

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