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L'Usine Auto

Les usines PSA de Poissy et Trnava bénéficient de la fermeture d’Aulnay

Pauline Ducamp , ,

Publié le

La fermeture de l’usine PSA d’Aulnay en 2014 fait suite à un long mouvement de transfert de la production des petits véhicules. Plus chargées, les sites de Poissy et Trnava bénéficient le plus de l’arrêt de l’usine francilienne.

Les usines PSA de Poissy et Trnava bénéficient de la fermeture d’Aulnay © D.R.

L’usine de Poissy (Yvelines) apparait comme la première bénéficiaire de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C’est ce qui ressort d’une étude publiée par Inovev. Le cabinet d’analyses a mesuré l’impact de la fermeture de l’usine du 93 sur l’outil industriel de PSA. L’usine de Poissy a ainsi récupéré progressivement, depuis 2011, les volumes de la Citroën C3, produite à Aulnay.

Rationalisation industrielle

Mais Inovev insère cette fermeture dans un mouvement plus global de transfert de production des petits modèles. Gagner de l’argent sur un véhicule de segment B s’avère de plus en plus complexe en Europe, ces modèles ont été les premiers touchés par la crise. Or c’était la spécialité des constructeurs français. PSA (comme Renault) a donc cherché à rationaliser son outil industriel, une urgence accentuée par la crise de 2008 qui a fait reculer le marché européen d’un quart.

En remontant quelques années en arrière, Inovev souligne ainsi que Poissy avait déjà bénéficié de la fermeture du site de Ryton (Grande-Bretagne) qui produisait des 206, dont les volumes avaient également été rapatriés à Poissy. Malgré la crise du marché européen, PSA a toujours maintenu un volume d’au minimum 200 000 unités à Poissy. En 2013, le site devrait approcher les 300 000 véhicules produits. "L’usine est correctement employée" souligne Jean-Michel Pillieux, directeur marché chez Inovev.

Une usine en plus

Le site de Trnava en Slovaquie a lui aussi bénéficié indirectement de la fermeture d’Aulnay, en récupérant une partie des 208 produites précédemment à Poissy. Mais le transfert de production vers l’usine slovaque, ouverte en 2005, est beaucoup plus global. "Il y a un effet de glissement vers Trnava car il y a un effet de glissement de la production automobile vers l’est de l’Europe, rappelle Jean-Michel Pillieux. Plus de 50% de la production de la 208 y est réalisée, mais ce sont surtout des modèles d’entrée de gamme, car ce n’est pas rentable de les produire en Europe de l’Ouest. Les finitions plus élevées ou les modèles comme la DS3 en revanche restent eux produits à Poissy".

La rationalisation ne s’arrêtera peut-être pas avec la fermeture d’Aulnay. "Il a toujours de très fortes surcapacités de production chez les généralistes, donc chez PSA. Il y a encore du travail à faire" prévient Jean-Michel Pillieux. Le marché européen ne doit en effet repartir que timidement dans les cinq prochaines années, pas de quoi remplir toutes les usines du groupe français (et de ses concurrents). "Le site de Rennes pourrait être le plus menacé, conclut Jean-Michel Prillieux. Il produit des véhicules haut de gamme, dont les ventes sont en chute libre chez les constructeurs généralistes, depuis des années".

Pauline Ducamp

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