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L'Usine Campus

Les usines-écoles cachées de l'industrie du futur

Frédéric Parisot , , ,

Publié le

Les usines-écoles ont le vent en poupe. Les AIP-Priméca reste la référence pour la formation pratique des futurs ingénieurs.

Les usines-écoles cachées de l'industrie du futur © D.R.

Le concept d’industrie du futur gagne du terrain dans les entreprises, et, avec elle, la question de la formation des ingénieurs et des techniciens. C’est l’une des raisons pour lesquelles le cabinet Boston consulting group (BCG), en partenariat avec CentraleSupélec, a ouvert en septembre une usine-école de l’industrie du futur sur le site de Saclay. Il faut dire que les concepts de "digital manufacturing", c’est-à-dire l’ensemble des technologies de production inspirées du monde numérique, intriguent les industriels. Ces ­technologies sont-elles opérationnelles ? Peuvent-elles s’adapter aux lignes existantes ? Sont-elles compatibles entre elles ? Avec une question clé : qui sera capable de piloter ces équipements, de les maintenir et de les faire évoluer ? L’usine-école du BCG, cogérée avec CentraleSupélec et baptisée Innovation center for operations, doit répondre à cette question. Mais auparavant, le monde académique était déjà engagé sur le sujet.

Ainsi, les AIP-Priméca, un réseau de plates-formes d’enseignement technique, continuent de jouer leur rôle d’usines-écoles de référence en France. Peu connu, ce réseau revient sur le devant de la scène depuis la création du plan Usine du futur. En 2014, il est devenu le pilote du groupe de travail "Usine du futur : mécanique et ­productique" de ­l’Association française de mécanique (AFM) et il est depuis 2015 le principal représentant du monde ­académique dans l’Alliance pour l’industrie du futur. C’est à lui que revient la tâche de créer des référentiels de formation pour les trois niveaux : techniciens, ingénieurs et docteurs. "Les écoles et les universités utilisent ces référentiels pour construire leurs cursus, mais elles envoient aussi leurs professeurs se former sur nos équipements", commente Benoît Eynard, le directeur général du groupement.

Les AIP-Priméca, neuf usines-écoles réparties sur le territoire, emploient au total 600 enseignants-chercheurs et accueillent chaque année 25 000 étudiants. Ces lignes de production à vocation pédagogique sont hébergées dans les locaux d’écoles d’ingénieurs (Insa, UTC, École Centrale, entre autres) et d’universités proposant des parcours techniques. Le réseau est né en 2001 de la fusion des ateliers inter-établissements de productique (AIP, fondés en 1984) avec les pôles de ressources informatiques pour la mécanique (Priméca, lancés en 1991).

Un réseau et des partenaires

Depuis quinze ans, c’est donc dans les AIP-Priméca que les étudiants de bac +2 à bac +8 ont l’occasion de s’exercer sur de vraies machines ou de vrais logiciels de conception et de production. Surtout, au fil des ans, les AIP-Priméca ont su moderniser leur offre. Aujourd’hui, la plupart des briques de l’usine du futur y sont enseignées, comme les composites (à Toulouse), la robotique (en Franche-Comté), la transformation numérique (en Ile-de-France), ou encore les logiciels de suivi de production (pôles Nord-Pas-de-Calais et Auvergne). D’autres technologies, comme la fabrication additive, sont réparties sur l’ensemble du réseau : la plupart des centres disposent d’imprimantes 3 D, même si chacun mène des recherches dans des directions différentes (mécanique, chimie des matériaux, logiciels).

Cette stratégie demande d’importantes capacités de financement. Les régions sont un soutien, mais le réseau des AIP-Priméca a aussi créé des partenariats avec des fournisseurs de technologies et des industriels. Aujourd’hui, ces centres proposent même de la formation directe pour des clients industriels, comme le font les usines-écoles des grands cabinets de conseil. "À l’époque de la création des AIP-Priméca, il s’agissait d’enseigner la productique. Aujourd’hui, nous enseignons le digital manufacturing, mais la mission n’a pas changé", assure Benoît Eynard. 

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