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Les Universités tissent leur réseau

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Enquête La dynamique portée par l’enseignement supérieur et des opérateurs associatifs pourrait s’accélérer sous l’impulsion de trois universités.

Les Universités tissent leur réseau
À Strasbourg, au Shadok, le Mini Maker Faire invite les plus jeunes à des ateliers créatifs.

Les entreprises citées

L’écosystème de l’open-innovation dans le Grand Est n’explose pas en nombre d’acteurs, mais se structure autour des universités et des opérateurs associatifs comme Av-Lab et Technistub en Alsace, NYBI et Graouly en Lorraine. Preuve de cette dynamique, OctoberMake, le séminaire stratégique du Réseau français des fablabs, est attendu du 26 au 28 octobre à Nancy. Déjà cet été, la conférence internationale Fab 14 avait fait halte dans l’ex-cité ouvrière Bataville, à Moussey, en Moselle, pour parler « apprentissage ». Bien équipés, en prise directe avec la recherche et les PME régionales, les fablabs universitaires apparaissent en première ligne. L’université de Strasbourg a mis six fablabs en réseau, celle de Reims essaime dans les Ardennes et l’université de Lorraine a mis sur les routes un fablab mobile. Reste à franchir l’échelon supérieur. C’est l’objet des discussions en cours entre les trois universités pour mettre leurs compétences en réseau.

Smart Materials, axé fabrication additive

L’université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) a fait preuve de bon sens en implantant son fablab à Charleville-Mézières (Ardennes) il y a cinq ans. La cité ardennaise a bâti un écosystème complet dans la fabrication additive à partir des travaux conduits depuis 1992 au sein de l’Institut de formation technique supérieur (IFTS) de l’Urca. « Smart Materials en constitue la clé d’entrée », résume Hervé Bonnefoy, enseignant-chercheur à l’IFTS. Né de l’appel à projets de l’ex-ministre Arnaud Montebourg en décembre 2013, Smart Materials a d’ores et déjà essaimé dans les Ardennes avec la création de deux antennes. Ses treize machines contribuent à élaborer des projets pour le Laboratoire d’ingénierie et sciences des matériaux. Les PME utilisent ces équipements comme un tremplin vers des projets plus complexes sur la plate-forme technologique Platinium 3D. Inaugurée en mars 2016 à Charleville-Mézières, celle-ci est dédiée à la fabrication numérique de pièces métalliques. Ce tissu se matérialise enfin par la présence d’un centre régional d’innovation et de transfert de technologie en matériaux, dépôts et traitement de surface.

shadok, de nouvelles ambitions

Implanté sur le site du totem numérique Le Shadok, à Strasbourg (Bas-Rhin), le fablab éponyme géré par l’association AV-Lab se félicite d’accueillir 1 200 membres d’horizons variés. Le principe de l’open innovation est en application au Shadok, même si des exceptions peuvent être consenties. « Certaines entreprises adhérentes apprécient le recours au fab lab notamment au stade du prototypage, mais sans souhaiter partager leurs secrets », indique Noé Milesi, chargé de la communication de l’association. Cette concession permet donc à la structure d’élargir son potentiel, au point de se trouver à l’étroit. « AV-Lab a été choisie pour développer le projet de fab lab et d’espace de coworking dans le cadre de la reconversion de Coop d’Alsace », annonce Noé Milesi. Avec 800 m2, l’association se prépare à changer de dimensions, d’autant que le projet de la Coop accueille plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés de locaux culturels, associatifs et économiques. De quoi booster l’écosystème alsacien, qui compte depuis septembre 2018 une nouvelle structure à Villé, L’Inspirateur. Le Technistub à Mulhouse (Haut-Rhin), La Fabrique à Strasbourg et La CabAnne des créateurs à Shiltigheim complètent cette amorce de réseau.

Fablab Unistra, un réseau de fablabs

Avec six implantations – sans compter la structure de l’école d’ingénieurs Insa – l’université de Strasbourg (Unistra) déploie un réseau de fablabs unique en Alsace. Spécialisées en chimie, biotechnologies, design, sciences du végétal…, ses composantes sont réunies depuis mars 2018 dans une structure de l’Unistra, le pôle d’entrepreneuriat étudiant Etena. Cofinancé par l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) et l’action d’initiative d’excellence (Idex), « il a permis de mutualiser des équipements et d’acquérir des machines plus performantes », selon Ghislain Auclair, chargé de mission fablab chez Etena. Et ce n’est pas le seul atout du réseau. « De nombreux porteurs de projets, invisibles jusque-là, se sont manifestés », se réjouit Ghislain Auclair. Parmi ses missions, rechercher des entreprises intéressées par des partenariats universitaires pour développer des projets nécessitant de travailler dans un fablab. Autre initiative : l’implantation d’un coworking dans les locaux bientôt rénovés du parc des technologies médicales déployé par l’EMS, d’ici à 2020.

Lorraine Fab living lab, sans barrières

L’université de Lorraine a fusionné, en 2014, dans une structure unique située à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le fablab de l’école d’ingénieurs ENSGSI et le Living lab créé par le laboratoire ERPI. « Il était logique de faire converger les deux approches, innovation par la fabrication numérique et innovation par l’usage, sachant qu’elles sont toutes deux nées au MIT », analyse Laurent Dupont, le cofondateur du Lorraine Fab Living Lab. Pas question pour autant de rester entre étudiants et chercheurs. Le fablab intégré au réseau de la french tech a ouvert son parc de machines à l’opérateur associatif Nybi avec lequel il collabore. Et un fablab mobile a été créé en partenariat avec l’Agefa PME et la Confédération des petites et moyennes entreprises pour partir à la rencontre des professionnels. Spécialisé en innovation urbaine et évaluation de la capacité à innover des entreprises, le fablab travaille aussi sur la recyclabilité du PLA (acide polylactique) utilisé en impression 3D.

Graoulab, enraciné sur le campus

Le fablab baptisé en hommage au Graoully – le dragon emblématique de la cité messine – rugit désormais sur le campus du Technopole. Fondée en 2013, l’association Graoulab n’était pourtant pas à l’étroit dans l’espace totem de la french tech, TCRM-Blida. Mais la volonté d’ouvrir sa communauté d’une cinquantaine de hackers et de makers à un public universitaire a guidé son choix. L’espace a pris ses quartiers en juin 2018 à l’IUT Génie mécanique et procédés de Metz (Meuse). « Nous allons collaborer avec les étudiants en mode projet et favoriser les échanges avec notre communauté de passionnés de techniques et d’innovation », détaille Caroline Rondel, la présidente de l’association Graoulab. Le fablab entend s’ouvrir à l’écosystème local : maison de l’étudiant, institut franco-allemand Isfates, école d’ingénieurs Cesi… Il fait fi des rivalités régionales en collaborant avec son alter ego Nybi à Nancy, l’un des premiers fablabs français.

 

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