Les ultrabooks réussissent leur coup de com’

Au CES de Las Vegas, les ultrabooks jouent les vedettes. Ces micro-ordinateurs portables sous Windows qui singent le design du Macbook Air d’Apple ne sont pourtant pas révolutionnaires.

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Les ultrabooks réussissent leur coup de com’

Les ultrabooks font partie des vedettes du CES de Las Vegas, qui ferme ses portes vendredi 13 janvier. Chaque constructeur de micro-ordinateur exhibe le sien, en s’appuyant sur le rouleau compresseur marketing d’Intel. Une belle réussite pour le numéro un mondial des processeurs, qui aide les fabricants de PC à redorer le blason de machines en voie, paraît-il, de ringardisation, pour soutenir des ventes qui ont cessé de progresser inexorablement.

Fidèle à sa stratégie, Intel a imposé un nom à un ensemble de composants (cf. encadré ci-dessous), comme il l’avait déjà fait, avec succès, avec son "architecture" Centrino, lancée en grande pompe lors du Cebit de Hanovre de 2003, appuyée à l’époque par une campagne de promotion de 300 millions de dollars. Il s’agissait, déjà, de donner un coup d’accélérateur à la famille des micro-ordinateurs portables.

Définition d’un ultrabook selon Intel Un ultrabook est un ultraportable, qui respecte un certain nombre de directives dictées par Intel :
- Épaisseur inférieure à 2,1 centimètres
- Poids inférieur à 1,4 kilogramme
- Autonomie supérieure à 5 heures
-Prix autour de 1 000 dollars
- Possibilité d’utiliser un disque à mémoire flash (SSD) Processeur de génération "Sandy Bridge" Core i5 ou Core i7
- Système graphique Intel HD Graphics 3000
- Technologies Rapid Start, Smart Reponse et Smart Connect d’Intel
- Verrouillage à distance par la technologie d’Intel
- Technologie Identity Protection Technology d’Intel

Un copyright Intel

Il n’y a rien de révolutionnaire. Juste l’obligation, pour bénéficier du droit d’utiliser le mot "Ultrabook", de faire son marché chez Intel, et non pas chez son concurrent AMD. Et tant pis si le processeur graphique d’Intel n’est pas à la hauteur de ceux d’ATI (filiale d’AMD) ou de nVidia… Qu’un micro-ordinateur portable d’aujourd’hui soit plus performant et plus léger qu’il y a deux, cinq ou dix ans est dans la nature des choses informatiques. Et que la tablette ne peut pas remplacer, dans bien des utilisations, un véritable micro-ordinateur, une évidence.

La meilleure preuve est que certaines tablettes se parent d’un clavier, pour se transformer de fait en un – coûteux – netbook. Les netbooks, justement, vedettes éphémères, ont pâti du succès des tablettes. Non pas parce qu’ils étaient devenus subitement inutiles, mais parce qu’ils constituaient souvent un deuxième achat, en plus d’un PC principal plus puissant. L’Ultrabook, lui, est à la fois puissant et portable. Pour le reste, quoique l’on puisse lire, il reste un PC sous Windows.

Intel se montre, bien sûr, très optimiste sur les Ultrabooks, prévoyant qu’ils prennent 40 % du marché des portables dès cette année 2012, malgré leur prix élevé. Mais ils ne pourront pas, à eux seuls, inverser la tendance. Mais l’institut Gartner, qui annonce 352,8 millions de PC vendus dans le monde en 2011, soit en croissance de seulement 0,5 % par rapport à 2010, se montre lui globalement pessimiste pour 2012.

Contrer les tablettes et ARM

Derrière cette gigantesque agitation en provenance de Las Vegas, se dissimule également un nouvel épisode de la récente guerre entre Intel, le monarque de la micro-informatique traditionnelle, et ARM, le prince de la mobilité. Intel a raté la marche des smartphones, n’ayant pas vu assez tôt que les téléphones et leurs tout petits processeurs peu performants, et donc très peur chers, allaient se trouver si rapidement supplantés par des smartphones aux allures de véritables ordinateurs de poche. Ensuite, il n’a pas anticipé l’essor des tablettes. 63,6 millions ont été vendues dans le monde en 2011, presque toutes avec un processeur ARM, et Gartner prévoit des ventes de plus de 320 millions d’unités en 2015.

Intel annonce seulement les premiers smartphones utilisant l’un de ses processeurs, une version basse consommation de l’Atom, le processeur vedette pour les netbooks. En attendant un hypothétique succès dans ce domaine, il cherche, avec les Ultrabooks, à consolider son acquis dans la micro-informatique, au moment où les architectures ARM, grâce à l’augmentation de leurs performances et à leur toujours très faible consommation, pointent le bout de leur nez.

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