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Les trop timides coupes dans les aides aux entreprises 

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Le gouvernement entend poursuivre la rationalisation des aides aux entreprises déjà engagées pour y trouver une partie des 3 à 4 milliards d’euros d’économie de dépenses publiques d’ici 2017. Mais la tâche s’annonce politiquement délicate. 

Les trop timides coupes dans les aides aux entreprises © Kenteegardin - Flickr - C.C.

Réduire les dépenses publiques peut s’avérer plus difficile qu’il n’y parait. Début 2014, le gouvernement doit mener douze nouvelles évaluations pour déterminer des pistes d’économies de 3 à 4 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2017. Les aides aux entreprises devraient se retrouver en première ligne. Matignon entend accentuer ses efforts sur la rationalisation mais aussi mettre de l’ordre dans la "cohérence territoriale de mesures d’accompagnement" des entreprises.

L’effort est louable. Un premier rapport sur les aides aux entreprises remis en juin au gouvernement avait identifié 3 milliards d’euros d’économies potentielles parmi les mesures les moins efficaces, dont 1,5 milliard réalisables dès 2014. En contrepartie, le rapport proposait d’injecter un milliard d’euros supplémentaires dans les domaines où le soutien est le plus justifié, notamment en faveur de l’industrie, de l’innovation ou de l’international.

Un tiers des propositions suivies

Passé l’examen de l’Assemblée dans le cadre de la loi de finances 2014, les cibles apparaissent bien plus modestes. "Environ un tiers de nos propositions ont été suivies seulement", regrette le directeur général de Somfy Jean-Philippe Demaël, l’un des trois auteurs du rapport avec Jean-Jack Queyranne le président de la région Rhône-Alpes et le haut-fonctionnaire  Philippe Jurgensen. Au final, près de 555 millions d’euros d’économie ont été adoptées par les parlementaires. La baisse des moyens alloués aux chambres de commerce et d’industrie a bien été suivie d’effets, tout comme la suggestion de réduire les aides au centre national du cinéma (CNC) ou aux biocarburants de première génération.

Dans un climat déjà tendu, le gouvernement a en revanche préféré remiser les dossiers les plus explosifs. Le rapport préconisait notamment de revenir sur certains avantages aux entreprises d’outre-mer, de baisser les subventions sur le gazole dont profitent certaines professions ou de simplifier et rogner les mesures de soutien aux débitants de tabac. Ces mesures n’ont été reprises qu’a minima dans le projet de loi de finances pour 2014.

Pour trouver les économies supplémentaires d’ici 2017, les pistes sont donc déjà sur la table. Mais pour accélérer la rationalisation des moyens, Jean-Philippe Demaël plaide pour un dispositif de suivi des modernisations de l’action publique engagées. "Depuis que nous avons rendu nos propositions, c’est le silence radio du côté des cabinets ministériels", regrette l’industriel "un peu frustré". Pour lui, "une mission d’analyse 'one shot' ne suffit pas. Comme dans une entreprise, une fois l’objectif fixé, il faut pouvoir le surveiller. La méthode est bonne mais le suivi et la mise en œuvre doivent être améliorée", assure-t-il.

Solène Davesne 

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