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Les trois fournisseurs de puces qui vont bénéficier le plus de la 5G

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Les smartphones 5G se préparent à faire leur entrée sur le marché. Cette technologie augmente le contenu en semi-conducteurs par terminal. Elle devrait bénéficier tout particulièrement à trois fournisseurs de puces électroniques.

Les trois fournisseurs de puces qui vont bénéficier le plus de la 5G
Les semi-conducteurs pour la 5G, enjeu de bataille entre les fournisseurs de puces
© Broadcom

La 5G frappe à la porte du marché. Si des services sont déjà disponibles depuis fin 2018, les premiers smartphones devraient débarquer à l’occasion du Mobile World Congress, la grande messe des mobiles qui se déroulera à Barcelone, en Espagne, du 25 au  28 février 2019. Samsung, Huawei, ZTE, Xiaomi, Oppo, Vivo, OnePlus… Les constructeurs à préparer ce lancement sont nombreux. Une bonne nouvelle pour l’industrie des semi-conducteurs qui voit dans cette technologie une opportunité d’accroitre ses ventes.

La 5G augmente le contenu en semi-conducteurs dans le smartphone. D’abord, parce que des composants comme le modem cellulaire sont plus complexes et donc plus chers. Ensuite, parce que des composants supplémentaires dans le frontal radiofréquence sont nécessaires pour traiter les nouvelles bandes de fréquences. Selon Ashraf Eassa, analyste sur le blog boursier The Motley Fool, cette évolution va bénéficier tout particulièrement à trois fournisseurs de puces électroniques.

1. Qualcomm, roi des technologies mobiles

Qualcomm devait être le plus grand bénéficiaire de la 5G. Il domine le marché des modems cellulaires 4G avec près de 50% du marché mondial selon le cabinet Strategy Analytics. Son nouveau modem 5G, le SnapDragon X50, s’impose comme la référence technologique du marché. Il a été déjà choisi par ZTE, Oppo, Vivo, OnePlus ou encore Xiaomi. C’est un composant clé mais pas le seul de son offre pour la 5G. Depuis la création en 2017 d’une coentreprise avec le japonais TDK, le géant américain des puces mobiles étend son offre aux filtres, et donc à l’ensemble du frontal radiofréquence, cette chaine de composants comprises entre l’émetteur-récepteur et l’antenne et qui assure l’interface radio entre le terminal et le réseau.  Mais dans ce domaine, il est en concurrence avec Broadcom, Qorvo, Skyworks ou encore Murata.

Une autre source de revenus considérable se profile à l’horizon. Depuis la 3G, Qualcomm s’est imposé comme le principal pourvoyeur de propriété intellectuelle dans les technologies mobiles. Tous les constructeurs de smartphones sont obligés de passer par ses fourches caudines pour utiliser ses brevets essentiels. Pour la 5G, il exige des redevances équivalentes à 2,275% du prix des terminaux monomodes 5G et 3,25% du prix des terminaux multimodes 5G dans la limite de prix de 400 dollars. Selon le cabinet Strategy Analytics, il devrait truster 70% des 55 milliards de redevances qui seront payées par les constructeurs de mobiles d’ici 2025 à tous les détenteurs de brevets.

2. Broadcom, le sans fil dans tous ses états

Broadcom a des chances d’être le deuxième plus grand bénéficiaire de la 5G. Le groupe américain, né par scission des semi-conducteurs de HP, n’est pas présent dans les technologies cellulaires. Il est en revanche très actif dans les composants de communication sans fil (Wi-Fi, Bluetooth, GPS, etc.), ainsi que dans les composants du frontal radiofréquence.  Il est en particulier le numéro un mondial des filtre radiofréquences, une activité qui l’a propulsé, à la surprise des observateurs, à la première place sur le marché des Mems en 2017.

Son PDG Hock Tan s’attend à une augmentation du contenu de son entreprise dans les smartphones pour deux raisons. D’abord parce que les composants 5G sont plus chers que leurs équivalents 4G. Ensuite, parce que la 5G réclame plus de composants, et notamment de filtres pour suivre l’augmentation des bandes de fréquences.

Broadcom se targue d’être un fournisseur clé d’Apple dont il tire 60% du revenu de son activité sans fil et 20% de son chiffre d’affaires total.

3. Intel, le moteur Apple

Le troisième plus grand bénéficiaire pourrait être Intel. Le champion américain des semi-conducteurs jouit de sa position de fournisseur exclusif du modem de la dernière génération d’iPhone lancé à l’automne 2018. Une position qui l’a propulsé aux devants de la scène sur ce marché dont il était quasiment absent trois ans plus tôt.

Certes, Intel reste à la traîne techniquement sur Qualcomm. Mais Apple a pour habitude de faire appel, non pas à la génération de modem nec plus ultra, mais à celle d’avant. C’est pourquoi il a des chances de prolonger l’exclusivité de ses fournitures à la génération d'iPhone 5G prévue en 2020. Le contexte de guerre larvée, qui oppose Apple à Qualcomm dans le domaine des redevances de brevets, lui reste favorable.

Intel ne se contente pas des modems dédiés aux smartphones. Le groupe de San José veut étendre ses modems 5G et circuits de traitement associés aux équipements d’infrastructure, les antennes de réseaux. Il en a donné un avant-goût au dernier CES qui s’est déroulé à Las Vegas, aux Etats-Unis, au début de l’année, avec des prototypes réalisés dans sa prochaine technologie de 10 nanomètres. Navin Shenoy, patron de la division Data Center Group, affiche l’ambition du groupe de s’adjuger 40% de ce marché à l’horizon 2022.

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