Les trains sacrifiés sur l'autel de la rentabilité, le burn-out, la loi sur le dialogue social... la revue de presse de l'industrie

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Le Parisien/Aujourd'hui en France a obtenu les premiers éléments du rapport Duron, qui pointe du doigt le modèle économique de la SNCF sur le réseau des Trains d’équilibre du territoire (TET, ex-Intercités) et des trains de nuit. Libération revient sur le phénomène de burn-out ou de surmenage au travail. Le Figaro évoque de son côté le projet de Loi Rebsamen sur le dialogue social examiné à partir de ce mardi à l'Assemblée nationale et qui inquiète les patrons des TPE et PME.

Intercités : Un rapport pour remettre la SNCF sur les rails

Plusieurs éléments du rapport du député PS du Calvados, Philippe Duron, qui sera remis ce mardi 26 au ministère des transports, ont fuité dans la presse. Ce rapport évoque notamment la suppression de plusieurs dessertes du réseau des Trains d’équilibre du territoire (TET, ex-Intercités) et la plupart des trains de nuit, des lignes jugées trop coûteuses. Le déficit annuel des trains Intercités est ainsi estimé à 300 millions d'euros, ce qui pèse lourd dans les finances de la SNCF.

"Les trains sacrifiés de la SNCF", titre ce matin Le Parisien/Aujourd'hui en France.

L'Est Républicain avait de son côté publié dans son édition de samedi dernier les éléments d'une note sur "les coupes drastiques" prévues par la SNCF.

 

 

Comme le résume France Info : "Par exemple le nombre d'allers-retours sur la ligne Paris - Troyes - Belfort pourrait être divisé par deux, passant de 13 à 7 par jour. Idem sur la ligne Paris - Rouen - Le Havre, les allers-retours passeraient de 23 à 11."

"D'autres lignes pourraient tout simplement être supprimées. Celles par exemple entre Reims et Dijon, Hirson et Metz ou encore Clermont-Ferrand et Béziers, une liaison surnommée le "train Aubrac", peu fréquentée mais à laquelle les habitants sont attachés", indique la radio, qui a réalisé un reportage dans le Cantal.

Le burn-out bientôt reconnu comme maladie professionnelle

Alors que le festival de Cannes s'est achevé ce dimanche 24 mai, jeu de mot cinématographique à la une de Libé ce mardi. "Labeur au ventre", titre le quotidien, qui revient sur le phénomène de burn-out ou de surmenage au travail.

Le député PS Benoît Hamon a déposé trois amendements au projet de loi sur le dialogue social pour que le burn-out soit considéré comme maladie professionnelle.

Dialogue social : les patrons de TPE et de PME inquiets

Le Figaro revient ce matin sur le projet de loi Rebsamen sur le dialogue social, qui revient ce mardi à l'Assemblée nationale. Pour le quotidien, "les patrons des TPE et PME craignent l'instauration d'une véritable usine à gaz".

"Le texte instaure une représentation pour les salariés des très petites entreprises (TPE), à travers des 'commissions paritaires régionales interprofessionnelles', les petits patrons craignent une remise en cause du dialogue direct entre le chef d'entreprise et ses salariés", explique par exemple Le Figaro.

Julien Bonnet

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